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	<title>France &#8211; 1001chateaux </title>
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	<description>Le site des passionnés des châteaux du moyen age</description>
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		<title>Château de Belvoir : histoire, architecture et visite dans le Doubs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean André]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 22:16:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bourgogne-Franche-Comté]]></category>
		<category><![CDATA[Doubs]]></category>
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<p>Dominant le val de Sancey dans le Doubs, le <strong>Château de Belvoir</strong> est une ancienne forteresse comtoise dont l’histoire remonte au Moyen Âge. Installé sur un site occupé bien avant sa construction, il conserve les traces de plusieurs siècles d’évolution, depuis ses origines médiévales jusqu’aux transformations opérées par la famille de Cusance aux XVe, XVIe et XVIIe siècles. Après une longue période d’abandon et de dégradation, le château a connu une importante campagne de restauration à partir des années 1950 sous l’impulsion du peintre et collectionneur Pierre Jouffroy.</p>



<p>Aujourd’hui, la visite du Château de Belvoir permet de découvrir une vingtaine de pièces meublées, des espaces défensifs, une chapelle, un donjon et plusieurs éléments témoignant de la vie des anciens seigneurs. Depuis les terrasses, le regard porte largement sur les paysages des monts du Jura et le val de Sancey. Le site constitue ainsi une destination intéressante pour qui souhaite associer <strong>histoire, architecture, patrimoine et découverte du Doubs</strong>.</p>


<p> </p>
<p><div class="video-container"><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/so5HpyGsaiA?feature=oembed&#038;wmode=opaque" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></div></p>
<p> </p>


<h2>Présentation du Château de Belvoir</h2>



<p>Le Château de Belvoir se trouve dans le village de <strong>Belvoir, dans le Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté</strong>. Il occupe une position dominante, à environ 150 mètres au-dessus du val de Sancey, sur un emplacement stratégique qui explique l’ancienneté de l’occupation du site. Le château est aujourd’hui une propriété privée ouverte à la visite pendant une partie de l’année.</p>



<p>Le site aurait d’abord accueilli un <strong>oppidum gaulois</strong>, avant d’être fortifié à l’époque romaine. Des objets gallo-romains découverts lors de fouilles témoignent de cette occupation ancienne. Le site officiel mentionne également la découverte, dans la chapelle, d’une muraille datant du VIIe siècle.</p>



<p>La construction d’un premier château médiéval remonte à la <strong>fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle</strong>. Un millésime 1224 provenant d’une clef de voûte de la tour du Nord constitue l’un des témoignages associés à cette première construction.</p>



<p>Le monument que l’on découvre aujourd’hui est toutefois largement issu des reconstructions et transformations réalisées à partir de la fin du XVe siècle, après les destructions liées aux guerres du règne de Louis XI.</p>



<h2>L&#8217;histoire du Château de Belvoir</h2>



<h3>Les origines du site</h3>



<p>Avant même l&#8217;apparition du château médiéval, l&#8217;emplacement de Belvoir semble avoir joué un rôle stratégique. Le site officiel du château le présente comme un ancien oppidum gaulois, puis comme un lieu fortifié par les Romains afin de surveiller la voie des Salines. Sa position élevée explique en partie cette vocation défensive.</p>



<p>Au Moyen Âge, Belvoir devient le centre d&#8217;une seigneurie et la résidence de ses barons. La construction du premier château est située à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. Le millésime 1224 retrouvé sur une clef de voûte constitue un indice particulièrement intéressant pour comprendre cette première phase de construction.</p>



<h3>Les destructions de la fin du XVe siècle</h3>



<p>Le château connaît une période particulièrement mouvementée pendant les conflits opposant le royaume de France et les territoires de la région. Les armées de <strong>Louis XI</strong> investissent à deux reprises les bourgs de Belvoir et prennent le château en mai 1480. Le site officiel indique alors qu&#8217;il reçoit l&#8217;ordre d&#8217;être incendié et que ses murailles doivent être abattues.</p>



<p>Le château qui subsiste aujourd&#8217;hui doit donc beaucoup à sa reconstruction de la fin du XVe siècle.</p>



<h3>La reconstruction par les Cusance</h3>



<p>Après les destructions, <strong>Thiebaut de Cusance</strong> entreprend de reconstruire le château. Cette nouvelle forteresse adopte notamment des tours couvertes de toitures « à l&#8217;impériale », caractérisées par leurs lanternes posées sur des colonnes.</p>



<p>Au début du XVIIe siècle, le château connaît une nouvelle transformation. Le baron <strong>Claude-François de Cusance</strong> modernise notamment l&#8217;aile orientale et la porterie afin d&#8217;adapter la résidence à son époque et d&#8217;accueillir son épouse, Ernestine de Withem. Cette évolution illustre le changement progressif d&#8217;un édifice essentiellement défensif vers une résidence seigneuriale plus confortable.</p>



<h3>Belvoir au XVIIe siècle</h3>



<p>Le château est de nouveau confronté aux guerres qui accompagnent la conquête de la Franche-Comté. En 1674, lors de la seconde conquête de la province, les armées du maréchal de Luxembourg reprennent le château. Selon le site officiel, Belvoir doit alors sa préservation à l&#8217;intervention de plusieurs membres de la famille de Lorraine, dont le prince de Lillebonne, Anne de Lorraine et Charles-Henri de Lorraine, prince de Vaudémont.</p>



<p>Une partie des courtines est néanmoins démolie à cette époque. Les pierres provenant de ces destructions seront réutilisées bien plus tard lors des travaux de restauration du site.</p>



<h3>De l&#8217;abandon à la restauration</h3>



<p>Au XIXe siècle, le château change progressivement de fonction avant de connaître une longue période de déclin. Le site officiel évoque notamment sa transformation en maison de culture, puis son abandon. Les bâtiments finissent par être utilisés à des fins agricoles et certaines parties du château sont même exploitées comme carrière de pierres.</p>



<p>La situation est particulièrement préoccupante au milieu du XXe siècle. En 1956, lorsque les services des Monuments historiques interviennent pour protéger et inscrire l&#8217;ensemble des bâtiments à l&#8217;Inventaire supplémentaire, le château est très dégradé : le corps de logis a été transformé en ferme, la salle d&#8217;honneur sert notamment d&#8217;écurie et de grenier à foin, le donjon est partiellement remblayé et l&#8217;arsenal a perdu sa toiture.</p>



<p>C&#8217;est dans ce contexte que le peintre <strong>Pierre Jouffroy</strong> entreprend le sauvetage du monument.</p>



<h2>Pierre Jouffroy, le restaurateur de Belvoir</h2>



<p>Né en 1912 à Voujeaucourt, Pierre Jouffroy est un peintre autodidacte et collectionneur. Il expose dès 1931 au Salon des Indépendants à Paris et reçoit plusieurs distinctions au cours de sa carrière. Il est également un spécialiste reconnu de l&#8217;œuvre de Gustave Courbet.</p>



<p>À partir de 1955, il consacre une part importante de sa vie à la restauration du Château de Belvoir. Son travail se poursuit jusqu&#8217;à sa disparition en 2000. Ses enfants et petits-enfants prennent ensuite le relais.</p>



<p>La restauration est menée progressivement, avec l&#8217;objectif de préserver autant que possible les éléments anciens. La tour de Madge-Fâ est achevée en 1959, l&#8217;arsenal en 1961 et le portail en 1963. Les différentes pièces sont restaurées et meublées au fur et à mesure de l&#8217;avancement du chantier.</p>



<p>Le projet connaît cependant une épreuve majeure : le <strong>22 avril 1968</strong>, un incendie alimenté par environ 150 tonnes de fourrage détruit presque entièrement l&#8217;aile est du château. La solidarité des habitants permet alors notamment de sauver le mobilier de plusieurs pièces.</p>



<p>Les travaux reprennent ensuite. La charpente de l&#8217;aile détruite est reconstruite en 1969 et sa couverture achevée l&#8217;année suivante. La salle d&#8217;honneur et la bibliothèque accueillent leurs premiers visiteurs en 1973. La chapelle est restaurée en 1982, le donjon retrouve une couverture en tavaillons en 1983-1984 et la restauration intérieure s&#8217;achève en 1990 avec le salon de Madame de Marsan, alors devenu la vingtième salle ouverte au public.</p>



<h2>L&#8217;architecture du Château de Belvoir</h2>



<p>Le Château de Belvoir conserve l&#8217;organisation d&#8217;une ancienne forteresse tout en présentant les caractéristiques d&#8217;une résidence seigneuriale transformée au fil des siècles.</p>



<p>Parmi ses éléments remarquables figurent notamment ses <strong>tours, son donjon, sa porterie, son arsenal, sa chapelle et son corps de logis</strong>. Les différentes campagnes de construction et de restauration expliquent la diversité des formes et des matériaux visibles aujourd&#8217;hui.</p>



<p>La restauration a cherché à conserver les éléments anciens lorsque cela était possible. Le site officiel évoque notamment les plafonds « à la française », les sols en carreaux de terre cuite anciens de Bourgogne et les couvertures traditionnelles en tavaillons.</p>



<h3>La salle d&#8217;honneur</h3>



<p>La salle d&#8217;honneur est l&#8217;un des espaces les plus importants de la visite. Elle mesure environ <strong>150 m²</strong> et possède une hauteur sous plafond de 5,35 mètres. Elle était autrefois utilisée pour les grands moments de la vie seigneuriale, notamment la justice, les mariages et la réception des vassaux.</p>



<p>Les ouvertures actuelles apportent davantage de lumière qu&#8217;au Moyen Âge : certaines fenêtres ont été aménagées au début du XIXe siècle à la place d&#8217;anciennes meurtrières.</p>



<h3>Le donjon</h3>



<p>Le donjon constitue l&#8217;un des éléments emblématiques du château. Après avoir été en partie remblayé et utilisé comme carrière de pierre, il a fait l&#8217;objet d&#8217;une importante restauration.</p>



<p>Sa charpente a été dessinée et taillée par Jean-François Girardot, Compagnon du Devoir, puis couverte de tavaillons d&#8217;épicéa du Haut-Doubs. Cette tour a finalement été ouverte à la visite au printemps 1984.</p>



<h3>La tour de Madge-Fâ</h3>



<p>La tour de Madge-Fâ doit son nom à un curieux personnage accroupi qui soutient l&#8217;échauguette située au troisième niveau. Depuis cette tour, le visiteur bénéficie d&#8217;un vaste panorama sur le val de Sancey et les reliefs environnants.</p>



<h3>La chapelle</h3>



<p>La chapelle castrale constitue un autre espace important du parcours. Elle a été édifiée au XVIe siècle pour des raisons de commodité et a ensuite été transformée en écurie. Les murs d&#8217;origine ont été conservés. Elle présente aujourd&#8217;hui des statues et des ornements religieux ainsi que le cœur et la stèle funéraire de la princesse <strong>Béatrix de Cusance</strong>, duchesse de Lorraine.</p>



<p>Les travaux de restauration menés à partir de 1979 ont également permis de retrouver des éléments anciens dans le sous-sol, notamment les fondations d&#8217;un mur attribué au monde wisigothique ainsi que les vestiges d&#8217;un four de poêlier de la fin du XVe siècle.</p>



<h2>Que voir lors de la visite du Château de Belvoir ?</h2>



<p>La visite du Château de Belvoir est guidée et permet de parcourir <strong>environ vingt pièces meublées</strong>. Le parcours commence dans la grande cour avant de conduire progressivement le visiteur dans les différentes parties de l&#8217;édifice.</p>



<p>Parmi les espaces présentés figurent :</p>



<ul><li>la <strong>salle des gardes</strong>, aujourd&#8217;hui utilisée comme espace d&#8217;accueil ;</li><li>l&#8217;ancienne <strong>cuisine</strong>, qui conserve notamment l&#8217;emplacement du four banal ;</li><li>le <strong>poêle</strong>, terme comtois désignant une pièce chauffée par un conduit adossé à une cheminée ;</li><li>l&#8217;ancien <strong>cachot</strong> ;</li><li>la <strong>grande salle voûtée</strong>, autrefois associée à la vie seigneuriale ;</li><li>la <strong>salle d&#8217;honneur</strong> ;</li><li>l&#8217;appartement de la <strong>marquise de Bergh-op-Zoom</strong> ;</li><li>la chambre et le cabinet de la marquise ;</li><li>la <strong>chambre dorée sur la porterie</strong> ;</li><li>le <strong>salon de Madame de Marsan</strong> ;</li><li>la <strong>chapelle castrale</strong> ;</li><li>l&#8217;<strong>arsenal</strong> ;</li><li>la <strong>tour de Madge-Fâ</strong> ;</li><li>le <strong>donjon</strong> et sa charpente.</li></ul>



<p>Certaines salles voûtées, notamment les anciennes caves à vin, ne sont pas accessibles au public. Elles témoignent néanmoins de l&#8217;importance passée du domaine viticole des seigneurs de Belvoir, qui possédaient des vignes à Mouthier-Hautepierre dans la vallée de la Loue.</p>



<p>La visite associe ainsi architecture, mobilier, objets anciens et histoire familiale, plutôt qu&#8217;une simple découverte extérieure du monument.</p>



<h2>Visiter le Château de Belvoir</h2>



<p>Le Château de Belvoir est ouvert à la visite <strong>d&#8217;avril à la Toussaint</strong>, les dimanches et jours fériés, ainsi que tous les jours du <strong>7 juillet au 31 août</strong>. Pour les groupes, des ouvertures sont possibles sur demande pendant cette période.</p>



<h3>Horaires</h3>



<p>D&#8217;après les informations communiquées par le site officiel pour <strong>2026</strong> :</p>



<ul><li>visite le matin de <strong>10 h à 11 h</strong>, avec dernier départ à 11 h ;</li><li>visite l&#8217;après-midi de <strong>14 h à 17 h</strong>, avec dernier départ à 16 h ;</li><li>fermeture du château à <strong>12 h et 17 h</strong> ;</li><li>durée de la visite : environ <strong>1 heure</strong>.</li></ul>



<p>En raison de la configuration des bâtiments, <strong>les visites sont guidées</strong>.</p>



<h3>Tarifs</h3>



<p>Pour 2026, le tarif annoncé par le château est de <strong>8 € à partir de 16 ans</strong>. Le tarif groupe est de <strong>7 € par personne à partir de 25 personnes</strong>.</p>



<p>Le château recommande de vérifier les conditions pratiques directement auprès de lui avant le déplacement, notamment en cas de visite en dehors des périodes habituelles.</p>



<h3>Adresse et contact</h3>



<p><strong>Château de Belvoir</strong><br>1, rue du Bourg<br>25430 Belvoir<br>Doubs, Bourgogne-Franche-Comté</p>



<p>Le site officiel indique les numéros suivants pour contacter le château : <strong>03 81 86 30 34</strong>, <strong>06 70 28 16 52</strong> et <strong>06 74 97 21 72</strong>.</p>



<p><a href="https://www.chateau-belvoir.com/?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" rel="nofollow external noopener noreferrer">Site officiel du Château de Belvoir</a></p>



<h2>Que faire autour du Château de Belvoir ?</h2>



<p>La visite du château peut facilement être associée à une découverte du village et des paysages environnants.</p>



<h3>Les halles médiévales de Belvoir</h3>



<p>Dans le village, les <strong>halles de Belvoir</strong> constituent un autre témoignage important du patrimoine local. Elles sont connues depuis une charte de franchise de 1314 et sont présentées par le département du Doubs comme les plus anciennes et les seules halles de cette importance encore conservées en Franche-Comté.</p>



<p>Elles permettent de prolonger la découverte de l&#8217;histoire médiévale de Belvoir au-delà du château.</p>



<h3>Les coteaux de Belvoir</h3>



<p>Les <strong>Coteaux de Belvoir</strong> offrent également une approche plus paysagère du secteur. Un parcours balisé d&#8217;environ <strong>4 km</strong>, prévu pour environ <strong>2 heures</strong>, permet de découvrir le patrimoine naturel, agricole et historique autour du village.</p>



<p>Le paysage constitue une part importante de l&#8217;identité du château : depuis ses hauteurs, la vue s&#8217;étend sur le val de Sancey et les reliefs du Jura.</p>



<h3>Le sentier historique de Belvoir</h3>



<p>Pour une découverte plus complète du patrimoine local, le <strong>sentier historique de Belvoir</strong> forme une boucle d&#8217;environ 12 km, avec notamment les halles médiévales, le château, l&#8217;église et différents éléments du patrimoine de Sancey et de Belvoir.</p>



<p>Cette randonnée permet de replacer le château dans son environnement plutôt que de le considérer comme un monument isolé.</p>



<h2>Pourquoi découvrir le Château de Belvoir ?</h2>



<p>Le Château de Belvoir présente un intérêt qui tient d&#8217;abord à la superposition des époques. Le site conserve la mémoire d&#8217;une occupation ancienne, d&#8217;une forteresse médiévale, des reconstructions des familles de Belvoir et de Cusance, puis d&#8217;une résidence transformée au fil des siècles.</p>



<p>Son intérêt est également architectural. Tours, donjon, porterie, chapelle, arsenal, salles voûtées et pièces d&#8217;habitation composent un ensemble où les fonctions défensives et résidentielles se côtoient.</p>



<p>La restauration engagée à partir des années 1950 constitue enfin une partie essentielle de son histoire contemporaine. Le travail de Pierre Jouffroy et de sa famille a permis de sauver un monument qui se trouvait dans un état de dégradation avancé. L&#8217;incendie de 1968, loin de mettre fin au projet, a conduit à une nouvelle phase de reconstruction.</p>



<p>Enfin, la situation du château au-dessus du val de Sancey donne à la visite une dimension paysagère. Le monument s&#8217;inscrit dans un territoire marqué par les reliefs jurassiens, les vallées et un patrimoine rural et médiéval encore très présent.</p>



<h2>FAQ sur le Château de Belvoir</h2>



<h3>Où se trouve le Château de Belvoir ?</h3>



<p>Le Château de Belvoir se situe au <strong>1, rue du Bourg, 25430 Belvoir, dans le Doubs</strong>, en Bourgogne-Franche-Comté. Il domine le val de Sancey.</p>



<h3>Quand le Château de Belvoir a-t-il été construit ?</h3>



<p>Un premier château est construit à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. Le millésime 1224 retrouvé sur une clef de voûte de la tour du Nord constitue un témoignage de cette période. L&#8217;édifice actuel est toutefois largement issu de la reconstruction menée à la fin du XVe siècle après les destructions de 1480.</p>



<h3>Peut-on visiter le Château de Belvoir ?</h3>



<p>Oui. Le château est ouvert aux visiteurs d&#8217;avril à la Toussaint selon un calendrier défini par le site officiel. Il est notamment ouvert les dimanches et jours fériés et tous les jours du 7 juillet au 31 août.</p>



<h3>La visite du Château de Belvoir est-elle guidée ?</h3>



<p>Oui. En raison de la configuration des bâtiments, les visites sont guidées. La durée annoncée est d&#8217;environ une heure.</p>



<h3>Combien coûte la visite du Château de Belvoir ?</h3>



<p>Pour 2026, le tarif annoncé est de <strong>8 € à partir de 16 ans</strong>. Le tarif groupe est de <strong>7 € par personne à partir de 25 personnes</strong>.</p>



<h3>Combien de salles peut-on voir ?</h3>



<p>Environ <strong>vingt pièces meublées</strong> sont ouvertes à la visite. Le parcours comprend notamment la salle des gardes, la salle d&#8217;honneur, plusieurs appartements, la chapelle, l&#8217;arsenal, la tour de Madge-Fâ et le donjon.</p>



<h3>Qui a restauré le Château de Belvoir ?</h3>



<p>Le peintre <strong>Pierre Jouffroy</strong> a entrepris le sauvetage du château à partir de 1955 et a poursuivi la restauration jusqu&#8217;à sa disparition en 2000. Ses descendants ont ensuite poursuivi cette entreprise.</p>



<h3>Que voir autour du Château de Belvoir ?</h3>



<p>Le village de Belvoir permet notamment de découvrir ses halles médiévales. Les environs proposent également des parcours de randonnée comme les Coteaux de Belvoir et le sentier historique de Belvoir.</p>



<h2>Conclusion</h2>



<p>Le <strong>Château de Belvoir</strong> résume à lui seul plusieurs siècles d&#8217;histoire comtoise. Édifié sur un site occupé dès l&#8217;Antiquité, transformé après les destructions de la fin du XVe siècle puis modernisé à l&#8217;époque moderne, il a progressivement perdu sa fonction défensive avant de connaître une longue période de déclin. Sa renaissance au XXe siècle est indissociable du travail de Pierre Jouffroy, qui a consacré plusieurs décennies à sa restauration.</p>



<p>Aujourd&#8217;hui, la visite permet de découvrir une vingtaine de pièces, le donjon, la chapelle, les anciennes salles seigneuriales et plusieurs éléments de l&#8217;architecture fortifiée. À l&#8217;extérieur, les panoramas sur le val de Sancey et les paysages jurassiens prolongent naturellement l&#8217;expérience. Associé aux halles médiévales et aux chemins de randonnée de Belvoir, le château constitue ainsi un point de départ intéressant pour explorer le patrimoine historique et paysager du Doubs.</p>
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		<title>Château de la Hunaudaye : histoire, architecture et visite d’une forteresse médiévale en Bretagne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean André]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 09:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Côtes-d'Armor]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Plédéliac, dans les Côtes-d’Armor, le château de la Hunaudaye conserve les vestiges d’une importante forteresse médiévale construite à partir du XIIIe siècle. Édifié vers 1220 par Olivier Tournemine, le château avait à l’origine&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>À Plédéliac, dans les Côtes-d’Armor, le <strong>château de la Hunaudaye</strong> conserve les vestiges d’une importante forteresse médiévale construite à partir du XIIIe siècle. Édifié vers 1220 par Olivier Tournemine, le château avait à l’origine une fonction stratégique : protéger la frontière orientale du Penthièvre, alors en conflit avec le Poudouvre. Détruit pendant la guerre de Succession de Bretagne, il est reconstruit à la fin du XIVe siècle et connaît ensuite plusieurs transformations qui témoignent de l’évolution des usages de la forteresse.</p>



<p>Ses cinq tours, ses courtines, ses douves et son pont-levis permettent encore aujourd’hui de comprendre l’organisation d’un château fort breton. Mais la Hunaudaye ne se résume pas à ses ruines : restauré et aménagé pour la visite, le site propose également des parcours guidés, des expositions, des dispositifs numériques et des animations destinées aux familles. C’est un lieu où huit siècles d’histoire se lisent directement dans la pierre.</p>


<p> </p>
<p><div class="video-container"><iframe title="Chateau de la Hunaudaye" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/bfJKd2w3was?feature=oembed&#038;wmode=opaque" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div></p>


<h2>Présentation du château de la Hunaudaye</h2>



<p>Le <strong>château de la Hunaudaye</strong> se trouve à Plédéliac, dans le département des Côtes-d’Armor, en Bretagne. Il est situé à environ 30 minutes de Saint-Brieuc, 15 minutes de Lamballe-Armor, 26 minutes d’Erquy et 55 minutes de Rennes.</p>



<p>Construit vers 1220, le château fort répond d’abord à une nécessité militaire. Olivier Tournemine l’établit pour protéger la frontière orientale du Penthièvre, territoire correspondant notamment au pays de Lamballe, alors opposé au Poudouvre autour de la région de Dinan.</p>



<p>La forteresse actuelle est cependant le résultat de plusieurs campagnes de construction et de transformation. Le premier château est détruit au XIVe siècle, avant d’être reconstruit à la fin du Moyen Âge en intégrant les évolutions de l’architecture militaire.</p>



<p>Le site est aujourd’hui une propriété du <strong>Département des Côtes-d’Armor</strong> et sa gestion est assurée par l’Association du Château de la Hunaudaye, créée dans les années 1970 pour contribuer à la sauvegarde, à la gestion et à la valorisation du monument.</p>



<h2>L’histoire du château de la Hunaudaye</h2>



<h3>Les origines au XIIIe siècle</h3>



<p>L’histoire de la Hunaudaye est étroitement liée à celle de la famille Tournemine.</p>



<p>Vers 1220, Olivier Tournemine fait construire le château afin de renforcer la défense du Penthièvre. La position de la forteresse s’inscrit alors dans un contexte politique et territorial marqué par les rivalités entre le Penthièvre et le Poudouvre.</p>



<p>La vocation initiale du château est donc avant tout défensive. La forteresse contrôle un territoire stratégique et devient progressivement l’un des principaux points d’appui de la famille Tournemine.</p>



<h3>La destruction pendant la guerre de Succession de Bretagne</h3>



<p>Au XIVe siècle, la Bretagne est profondément marquée par la guerre de Succession. Le conflit, qui oppose notamment les partisans de Jean de Montfort à ceux de Charles de Blois, touche de nombreux territoires bretons.</p>



<p>La Hunaudaye est détruite en 1341. Cette destruction marque une rupture importante dans l’histoire du monument.</p>



<p>À la fin du XIVe siècle, Pierre Tournemine entreprend la reconstruction de la forteresse. Les nouvelles constructions tiennent compte des progrès de l’architecture militaire de l’époque.</p>



<p>Les trois tours les plus imposantes ainsi que le logis sont notamment associés à cette phase de reconstruction.</p>



<h3>La puissance des Tournemine</h3>



<p>À la fin du XVe siècle, la famille Tournemine occupe une place importante dans la noblesse bretonne. En 1487, elle reçoit le titre de baron de la Hunaudaye.</p>



<p>Au XVIe siècle, la seigneurie connaît une importante expansion. Elle s’étend alors sur plus de 80 paroisses, auxquelles s’ajoutent diverses terres, seigneuries et possessions dans le Trégor et aux environs de Nantes.</p>



<p>La Hunaudaye devient ainsi davantage qu’une simple forteresse militaire : elle constitue le centre d’un vaste ensemble seigneurial.</p>



<h3>De la forteresse au château résidentiel</h3>



<p>Avec le temps, les besoins évoluent. Le château perd progressivement une partie de sa fonction strictement militaire et devient également un lieu de résidence.</p>



<p>Cette transformation se lit dans l’architecture. Le logis est aménagé et les espaces résidentiels gagnent en importance. Au début de la Renaissance, l’escalier du logis Ouest constitue l’un des témoignages de cette volonté d’adapter le château aux goûts et aux exigences de son époque.</p>



<p>Mais cette période d’évolution ne suffit pas à empêcher le déclin de la seigneurie.</p>



<p>Au début du XVIIe siècle, la disparition des Tournemine correspond à la fin d’une période particulièrement importante pour la Hunaudaye. Les terres et les seigneuries sont progressivement vendues et l’entretien du château diminue.</p>



<h3>La Révolution française et l’abandon</h3>



<p>Pendant la Révolution française, le château est soupçonné de pouvoir servir de refuge aux Chouans. Il est alors pillé et incendié.</p>



<p>Après cet épisode, la Hunaudaye entre dans une longue période de dégradation.</p>



<p>Le monument, devenu une ruine, sert progressivement de carrière de pierres. Les éléments du château sont ainsi réutilisés ailleurs, tandis que la végétation gagne peu à peu les vestiges.</p>



<h3>La redécouverte des ruines</h3>



<p>Au XIXe et au début du XXe siècle, les ruines de la Hunaudaye attirent néanmoins des visiteurs. Le caractère romantique du site participe à cette nouvelle perception du monument.</p>



<p>Parmi les visiteurs associés à cette période figure Thomas Edward Lawrence, plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie, qui s’intéressait notamment à l’architecture médiévale.</p>



<p>En 1922, l’effondrement de la courtine nord attire l’attention des pouvoirs publics. Le château est alors classé au titre des Monuments historiques.</p>



<p>L’État acquiert finalement le monument en 1930.</p>



<h3>De la sauvegarde à la restauration</h3>



<p>Après plusieurs décennies durant lesquelles la nature reprend ses droits, la situation évolue dans les années 1970. Des acteurs locaux prennent conscience de la nécessité de sauvegarder le monument et de sécuriser son accès.</p>



<p>L’Association du Château de la Hunaudaye est créée en 1976. Elle a notamment pour mission de participer à la conservation du site, à son gardiennage, à sa gestion et à son animation.</p>



<p>Une nouvelle étape intervient au début du XXIe siècle.</p>



<p>À partir de 2005, une importante campagne de restauration et d’aménagement est engagée. Après quatre années de travaux, le site dispose d’un parcours de visite renouvelé, de plusieurs tours accessibles au public, d’espaces d’exposition et d’un équipement pédagogique.</p>



<p>Depuis 2008, le château appartient au Département des Côtes-d’Armor, dans le cadre du transfert de propriété lié à la décentralisation.</p>



<h2>L’architecture du château de la Hunaudaye</h2>



<p>La Hunaudaye constitue un exemple particulièrement lisible de forteresse médiévale en Bretagne.</p>



<h3>Cinq tours et un système défensif</h3>



<p>Le château conserve cinq tours accessibles au public. Elles structurent encore fortement la silhouette de la forteresse et permettent de comprendre son organisation défensive.</p>



<p>Les courtines relient les différents éléments de l’enceinte. Les anciens chemins de ronde constituent aujourd’hui une partie du parcours de visite.</p>



<p>Le visiteur peut également observer les vestiges des dispositifs destinés à contrôler et défendre les accès à la forteresse.</p>



<h3>Le pont-levis et les douves</h3>



<p>Le pont-levis est l’un des éléments les plus immédiatement associés à l’image du château fort. À la Hunaudaye, il permettait de franchir les douves qui entourent la forteresse.</p>



<p>Aujourd’hui, cette organisation défensive reste particulièrement visible et contribue à restituer la logique militaire du site.</p>



<h3>Les logis et les espaces résidentiels</h3>



<p>L’évolution du château montre également le passage progressif d’une forteresse essentiellement défensive vers une résidence seigneuriale plus confortable.</p>



<p>Le logis constitue un élément important de cette évolution. Les aménagements réalisés à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance témoignent de nouvelles exigences résidentielles.</p>



<p>L’escalier Renaissance du logis Ouest est notamment l’un des éléments remarquables conservés sur le site.</p>



<h3>Une restauration contemporaine assumée</h3>



<p>La Hunaudaye présente une particularité intéressante : certaines parties disparues n’ont pas été reconstruites à l’identique.</p>



<p>En l’absence de documents iconographiques et de plans suffisamment précis, une restitution complète des éléments détruits aurait reposé sur trop d’hypothèses. Le projet architectural mené à partir de 2005 a donc choisi de distinguer clairement les interventions contemporaines du bâti historique.</p>



<p>L’architecte Marie-Suzanne de Ponthaud a conçu des aménagements contemporains destinés à faciliter la compréhension du monument et la circulation des visiteurs.</p>



<p>Cette approche permet aujourd’hui de découvrir un château médiéval tout en conservant une lecture visible des interventions modernes.</p>



<h2>Que voir lors de la visite du château de la Hunaudaye ?</h2>



<p>La visite permet d’explorer différents aspects de la forteresse.</p>



<h3>Les cinq tours</h3>



<p>Les cinq tours constituent l’un des principaux points d’intérêt du parcours. Leur accès permet de découvrir différents volumes de la forteresse et d’appréhender son système défensif.</p>



<p>Certaines parties ont été aménagées différemment selon leur fonction historique et les possibilités de restauration.</p>



<h3>Les anciens chemins de ronde</h3>



<p>Le parcours de visite emprunte les anciens chemins de ronde. Cette circulation permet de mieux comprendre la manière dont la forteresse était défendue.</p>



<p>Elle offre également une autre perception de l&#8217;organisation du château, depuis ses parties hautes.</p>



<h3>La cour intérieure</h3>



<p>La cour constitue le cœur du site. Elle permet de mettre en relation les tours, les courtines et les différents bâtiments qui composaient autrefois la forteresse.</p>



<p>C’est également depuis cet espace que l’on peut appréhender les différentes étapes de construction du château.</p>



<h3>Les espaces de vie</h3>



<p>La Hunaudaye conserve les traces de plusieurs espaces liés à la vie quotidienne du château, notamment les cuisines, les caves, le four banal et la salle seigneuriale.</p>



<p>Ces lieux complètent la lecture strictement militaire de la forteresse. Ils permettent de comprendre qu’un château médiéval était également un espace de résidence, de travail et d’organisation domestique.</p>



<h3>La Hunaudaye numérique</h3>



<p>La visite s’appuie également sur des dispositifs numériques.</p>



<p>Le parcours comprend notamment trois maquettes 3D permettant de mieux comprendre les volumes du château et leur évolution au fil du temps.</p>



<p>Un film consacré à la Hunaudaye retrace en quelques minutes les grandes étapes de la construction du monument. Une maquette accompagnée de projections permet également de visualiser le château à différentes périodes et d’entrer virtuellement dans certains espaces disparus.</p>



<p>Ces outils sont particulièrement utiles pour imaginer la forteresse telle qu’elle pouvait apparaître au Moyen Âge.</p>



<h2>Visiter le château de la Hunaudaye en 2026</h2>



<p>Les informations pratiques évoluent selon les périodes de l’année. Pour une visite en 2026, il est donc préférable de vérifier les informations du site officiel avant le déplacement.</p>



<h3>Où se trouve le château ?</h3>



<p>Le château est situé à l&#8217;adresse suivante :</p>



<p><strong>Château de la Hunaudaye<br>22270 Plédéliac<br>Côtes-d’Armor, Bretagne</strong></p>



<p>Les coordonnées GPS indiquées par le site officiel sont <strong>48.4723763700, -2.3385528400</strong>.</p>



<p>Le monument se trouve à environ 30 minutes de Saint-Brieuc, 15 minutes de Lamballe-Armor, 26 minutes d’Erquy et 55 minutes de Rennes.</p>



<h3>Quels sont les horaires d’ouverture en 2026 ?</h3>



<p>Pour la saison 2026, le château accueille les visiteurs :</p>



<ul><li><strong>A</strong> <strong>partir du</strong> <strong>1er avril au 30 juin :</strong> tous les jours de 14h30 à 18h ;</li><li><strong>du 1er juillet au 20 septembre :</strong> tous les jours de 10h30 à 18h30 ;</li><li><strong>du 17 octobre au 1er novembre :</strong> tous les jours de 14h30 à 18h.</li></ul>



<p>Le château est fermé du <strong>21 septembre au 16 octobre 2026</strong>, puis du <strong>2 novembre 2026 au 31 mars 2027</strong>.</p>



<p>Pour une visite programmée autour de ces périodes de fermeture, il est donc important de consulter le calendrier officiel.</p>



<h3>Quels sont les tarifs ?</h3>



<p>En 2026, le tarif d&#8217;entrée est de :</p>



<ul><li><strong>6 € pour les adultes</strong> ;</li><li><strong>4 € en tarif réduit</strong>, notamment pour les enfants de 6 à 17 ans et certaines personnes bénéficiant d&#8217;un justificatif ;</li><li><strong>gratuit pour les enfants de moins de 6 ans</strong> ;</li><li><strong>16 € pour le forfait famille nombreuse</strong>, correspondant à deux adultes et deux enfants de 6 à 17 ans ;</li><li><strong>14 € pour la carte de fidélité annuelle</strong>, donnant accès au site de manière illimitée hors événements spécifiques.</li></ul>



<p>Le billet donne accès au site, aux visites guidées, aux expositions et aux animations pour enfants lorsqu&#8217;elles sont proposées dans les conditions prévues.</p>



<h3>Peut-on visiter la Hunaudaye en famille ?</h3>



<p>Oui. Le château propose plusieurs dispositifs spécifiquement pensés pour le jeune public.</p>



<p>Un livret-jeux accompagne notamment les enfants dans leur découverte du monument. Des ateliers et animations sont également organisés au cours de la saison.</p>



<p>Le site propose par ailleurs des contenus permettant de découvrir le Moyen Âge sans limiter la visite à une approche strictement historique.</p>



<h3>Visite libre et visite guidée</h3>



<p>La visite peut être effectuée librement grâce à un fascicule disponible en plusieurs langues.</p>



<p>Des visites guidées sont également proposées selon les périodes. Pendant l&#8217;été, le site organise notamment des départs accompagnés par un médiateur pour découvrir les parties basses du château.</p>



<p>Les modalités et horaires des visites guidées pouvant varier selon la saison et les événements, il est recommandé de consulter l&#8217;agenda officiel avant de venir.</p>



<h3>Accessibilité</h3>



<p>L&#8217;accessibilité fait partie des préoccupations prises en compte lors des aménagements contemporains du site.</p>



<p>Le parcours comprend notamment un accès adapté vers la passerelle du pont-levis, tandis que l&#8217;accueil et la boutique sont accessibles. Certains contenus numériques permettent également aux visiteurs qui ne peuvent pas accéder aux étages de bénéficier d&#8217;informations sur le château.</p>



<p>Les conditions d&#8217;accessibilité étant liées aux espaces concernés, il est conseillé de consulter les informations détaillées du site officiel avant la visite.</p>



<h2>Les événements et expositions à la Hunaudaye</h2>



<p>La visite du château ne se limite pas au parcours permanent. Le site propose régulièrement des événements, des ateliers et des expositions temporaires.</p>



<p>En 2026, l&#8217;exposition <strong>« Des pierres et des Tournemine. Histoires d&#8217;archives retrouvées »</strong> s&#8217;intéresse notamment à la famille Tournemine et à la vie quotidienne dans la forteresse. Elle s&#8217;appuie sur la redécouverte d&#8217;archives écrites des XVe et XVIe siècles et apporte un nouvel éclairage sur les seigneurs, les domestiques et l&#8217;intendance du château.</p>



<p>L&#8217;exposition est proposée aux dates prévues dans la programmation 2026, sans supplément au tarif d&#8217;entrée.</p>



<p>Le calendrier comprend également des rendez-vous originaux comme les <strong>Nocturnales</strong>, des visites guidées nocturnes permettant de découvrir la forteresse plongée dans l&#8217;obscurité, ainsi que des animations autour du gallo, des ateliers pour enfants et différentes propositions culturelles.</p>



<p>Les <strong>Journées Européennes du Matrimoine et du Patrimoine</strong>, prévues les 19 et 20 septembre 2026, constituent également un temps fort du calendrier.</p>



<h2>Que faire autour du château de la Hunaudaye ?</h2>



<p>La visite de la Hunaudaye peut facilement s&#8217;inscrire dans une découverte plus large des Côtes-d&#8217;Armor et du secteur de Plédéliac.</p>



<p>La proximité de <strong>Lamballe-Armor</strong>, d&#8217;<strong>Erquy</strong>, de <strong>Saint-Brieuc</strong> et du territoire de <strong>Dinan-Cap Fréhel</strong> permet notamment de combiner patrimoine, paysages et découverte du littoral.</p>



<p>Le territoire compte plusieurs autres sites historiques, parmi lesquels le <strong>château de Bienassis</strong> et le <strong>château du Guildo</strong>, qui permettent de prolonger la découverte du patrimoine médiéval et seigneurial breton.</p>



<p>Pour une journée consacrée au patrimoine, la Hunaudaye peut donc constituer une étape au sein d&#8217;un itinéraire plus large entre l&#8217;intérieur des Côtes-d&#8217;Armor et le littoral.</p>



<h2>Pourquoi découvrir le château de la Hunaudaye ?</h2>



<p>Le château de la Hunaudaye présente plusieurs niveaux de lecture.</p>



<p>Son <strong>intérêt historique</strong> tient d&#8217;abord à la longue histoire de la famille Tournemine et au rôle stratégique joué par la forteresse dans le Penthièvre médiéval.</p>



<p>Son <strong>intérêt architectural</strong> repose sur la conservation des cinq tours, des courtines, des douves, du pont-levis et des différents éléments permettant de comprendre l&#8217;organisation d&#8217;un château fort.</p>



<p>Le site possède également un <strong>intérêt pédagogique</strong> important. Les maquettes 3D, les contenus numériques, les visites guidées et les dispositifs destinés aux enfants permettent de mieux comprendre un monument dont certaines parties ont disparu.</p>



<p>Enfin, la Hunaudaye constitue un exemple intéressant de <strong>patrimoine restauré sans chercher à effacer les traces du temps</strong>. Les aménagements contemporains ne prétendent pas reconstituer artificiellement ce qui a disparu : ils cherchent plutôt à rendre lisible l&#8217;histoire du monument.</p>



<p>Cette combinaison entre vestiges médiévaux, restauration contemporaine et médiation culturelle donne au château une identité particulière.</p>



<h2>FAQ sur le château de la Hunaudaye</h2>



<h3>Où se trouve le château de la Hunaudaye ?</h3>



<p>Le château se situe à Plédéliac, dans les Côtes-d&#8217;Armor, en Bretagne, à l&#8217;adresse 22270 Plédéliac. Il se trouve notamment à environ 15 minutes de Lamballe-Armor et 30 minutes de Saint-Brieuc.</p>



<h3>Quand le château de la Hunaudaye a-t-il été construit ?</h3>



<p>La première forteresse est construite vers 1220 par Olivier Tournemine. Elle est ensuite détruite au XIVe siècle puis reconstruite à la fin du XIVe siècle.</p>



<h3>Peut-on visiter le château de la Hunaudaye ?</h3>



<p>Oui. Le site est ouvert aux visiteurs pendant les périodes d&#8217;ouverture prévues. La découverte peut se faire en visite libre et, selon les périodes, avec des visites guidées.</p>



<h3>Combien coûte la visite du château de la Hunaudaye ?</h3>



<p>En 2026, l&#8217;entrée adulte est de 6 €. Le tarif réduit est de 4 €, l&#8217;entrée est gratuite pour les enfants de moins de 6 ans et le forfait famille nombreuse est de 16 €.</p>



<h3>Le château est-il adapté aux familles ?</h3>



<p>Oui. Des livrets-jeux, ateliers et animations sont proposés aux enfants selon la programmation. Les dispositifs numériques permettent également d&#8217;aborder l&#8217;histoire du monument de manière interactive.</p>



<h3>Combien de temps faut-il prévoir pour visiter la Hunaudaye ?</h3>



<p>Le site officiel ne fournit pas de durée moyenne unique de visite. Le temps à prévoir dépend notamment du choix entre visite libre, visite guidée, exposition et animations.</p>



<h3>Le château est-il ouvert toute l&#8217;année ?</h3>



<p>Non. En 2026, le château ferme notamment du 21 septembre au 16 octobre, puis du 2 novembre 2026 au 31 mars 2027. Les horaires varient également selon les périodes.</p>



<h3>Que peut-on voir autour du château ?</h3>



<p>Le château de la Hunaudaye se trouve dans un secteur riche en patrimoine et en paysages. La visite peut être associée à une découverte de Plédéliac, de Lamballe-Armor, d&#8217;Erquy ou d&#8217;autres sites patrimoniaux du territoire de Dinan-Cap Fréhel.</p>



<h2>Conclusion</h2>



<p>Le <strong>château de la Hunaudaye</strong> raconte à lui seul plusieurs siècles d&#8217;histoire bretonne. Né vers 1220 dans un contexte de rivalités territoriales, détruit pendant la guerre de Succession de Bretagne puis reconstruit et transformé par les Tournemine, il a progressivement changé de fonction avant de devenir une ruine après la Révolution française. Son classement au titre des Monuments historiques, sa sauvegarde puis les campagnes de restauration ont permis de préserver ce témoignage majeur du patrimoine médiéval des Côtes-d&#8217;Armor.</p>



<p>Aujourd&#8217;hui, ses cinq tours, ses courtines, ses douves et son pont-levis constituent le cœur d&#8217;un parcours de découverte enrichi par des visites guidées, des expositions et des outils numériques. Située à Plédéliac, entre l&#8217;intérieur des Côtes-d&#8217;Armor et le littoral, la Hunaudaye offre ainsi une manière concrète de comprendre l&#8217;histoire d&#8217;une forteresse bretonne et l&#8217;évolution de sa conservation.</p>
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		<item>
		<title>Château de Gimel-les-Cascades : histoire et architecture de la Roche Haute</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean André]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 09:43:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Corrèze]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Aquitaine]]></category>
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<p>Dominant le bourg de <strong>Gimel-les-Cascades</strong>, en Corrèze, les ruines du château de la Roche Haute témoignent d&#8217;un passé médiéval longtemps marqué par les rivalités seigneuriales, les guerres et la position stratégique exceptionnelle du village. Installé sur un éperon rocheux au-dessus de la Montane, ce château fort constituait autrefois l&#8217;un des principaux éléments défensifs de Gimel. Aujourd&#8217;hui réduit à des pans de murs, une porte et les vestiges de ses anciennes fortifications, il conserve suffisamment de traces pour permettre d&#8217;imaginer l&#8217;importance de la forteresse dans le paysage médiéval corrézien.</p>



<p>L&#8217;histoire du château est indissociable de celle d&#8217;un village qui fut autrefois organisé autour de <strong>deux pôles</strong>, la Roche-Basse et la Roche-Haute. Chacun possédait son château et son église, ce qui explique en partie la physionomie particulière de Gimel et peut-être même l&#8217;origine ancienne de son nom. Cette dualité entre deux seigneuries a marqué l&#8217;histoire locale pendant plusieurs siècles, avant que le château de la Roche Haute ne devienne le principal centre du pouvoir seigneurial.</p>



<h2>Un château perché au-dessus de la Montane</h2>



<p>La première caractéristique du château de la Roche Haute est son emplacement. Le site de Gimel présente un relief particulièrement favorable à la défense : le bourg est installé sur un éperon rocheux profondément entaillé par les gorges de la Montane. Les falaises, les ravins et les cascades formaient une protection naturelle qui limitait considérablement les possibilités d&#8217;accès.</p>



<p>Le château venait compléter ce dispositif défensif. Installé en hauteur, il permettait de surveiller le bourg et les environs tout en bénéficiant des difficultés naturelles du terrain. La position dominante de la forteresse explique également pourquoi ses vestiges offrent aujourd&#8217;hui des points de vue remarquables sur Gimel-les-Cascades.</p>



<p>Cette implantation correspond à une logique fréquente de l&#8217;architecture militaire médiévale : plutôt que de construire une forteresse sur un terrain facilement accessible, les seigneurs recherchaient des reliefs difficiles à attaquer. À Gimel, la roche, les pentes et les gorges constituaient ainsi le premier rempart du château.</p>



<p>Le site était d&#8217;autant plus intéressant qu&#8217;il contrôlait un territoire organisé autour d&#8217;un village ancien. Gimel est attesté dès le Xe siècle, tandis que l&#8217;histoire des familles seigneuriales locales remonte au Moyen Âge central. L&#8217;origine exacte des premières fortifications demeure toutefois difficile à établir avec certitude. La commune souligne elle-même que la naissance du pouvoir seigneurial et la fondation des deux châteaux restent en partie obscures.</p>



<h2>La Roche Haute et la Roche Basse : deux châteaux pour un même village</h2>



<p>L&#8217;une des particularités majeures de Gimel réside dans l&#8217;existence ancienne de deux châteaux : <strong>la Roche-Basse</strong> et <strong>la Roche-Haute</strong>. Cette organisation correspondait à une véritable dualité politique et territoriale.</p>



<p>Le château de la Roche-Basse occupait la partie basse du village, tandis que la Roche Haute se dressait sur l&#8217;éperon dominant les gorges. Deux lignages seigneuriaux furent associés à ces deux pôles, notamment les Gimel et les Maumont. Pendant plusieurs siècles, les rapports entre ces familles, leurs alliances et leurs possessions contribuèrent à façonner l&#8217;histoire locale.</p>



<p>À partir de la seconde moitié du XIIIe siècle, les Maumont sont attestés comme possesseurs du château haut. Les relations entre les familles de Gimel et de Maumont furent nombreuses, et la situation évolua au fil des générations. Cette coexistence de deux pouvoirs explique pourquoi Gimel ne doit pas être considéré comme un simple village organisé autour d&#8217;une unique forteresse : son histoire médiévale est celle d&#8217;un territoire partagé entre plusieurs autorités.</p>



<p>Cette particularité est également liée à l&#8217;organisation religieuse du village. L&#8217;ancienne église Saint-Pardoux se trouvait à l&#8217;origine dans l&#8217;enceinte du château bas. Lorsque cette organisation disparut progressivement, l&#8217;église fut transférée vers son emplacement actuel à la fin du XVe siècle, sur ordre de l&#8217;évêque de Limoges. Ce déplacement accompagne le changement d&#8217;équilibre entre les deux pôles de Gimel.</p>



<h2>Une forteresse médiévale adaptée à son environnement</h2>



<p>Les vestiges actuels ne permettent plus de restituer avec certitude l&#8217;ensemble du plan du château, mais ils témoignent d&#8217;une architecture conçue pour la défense. Les sources décrivent notamment une <strong>enceinte fortifiée</strong>, des murs importants, une porte en arc brisé ou en tiers-point, ainsi que les restes d&#8217;une tour et différents éléments défensifs.</p>



<p>L&#8217;accès aux vestiges se fait notamment par une porte à arc brisé, caractéristique de l&#8217;architecture médiévale. Cette ouverture constituait autrefois un passage essentiel entre l&#8217;extérieur et l&#8217;espace protégé de la forteresse. Derrière cette porte, les constructions étaient organisées autour d&#8217;un espace central, aujourd&#8217;hui largement arasé.</p>



<p>Les murs construits en pierre s&#8217;appuyaient directement sur le relief rocheux. Leur fonction était à la fois militaire et symbolique : ils protégeaient les habitants et les occupants du château, mais ils matérialisaient également l&#8217;autorité du seigneur sur le territoire.</p>



<p>Les vestiges d&#8217;ouvertures défensives, notamment des meurtrières, rappellent cette fonction militaire. Les éléments conservés doivent cependant être interprétés avec prudence, car le château a connu plusieurs phases de construction, de transformation et de destruction.</p>



<p>Certaines sources font remonter le château à une période comprise entre le XIIe et le XIIIe siècle, tandis que d&#8217;autres présentent le château haut comme une construction ou une réorganisation de la fin du Moyen Âge. Cette différence s&#8217;explique probablement par la longue évolution du site : une fortification médiévale peut avoir été profondément reconstruite au cours des siècles. Il est donc préférable de parler d&#8217;un <strong>ensemble castral médiéval progressivement constitué et remanié</strong>, plutôt que de retenir une date de construction unique.</p>



<h2>Le rôle des seigneurs de Gimel</h2>



<p>Le château n&#8217;était pas seulement une construction militaire. Il constituait le centre du pouvoir seigneurial. Le seigneur y résidait avec sa famille, son entourage et les personnes nécessaires au fonctionnement de la résidence.</p>



<p>Comme beaucoup de châteaux forts médiévaux, la Roche Haute remplissait plusieurs fonctions. Elle servait de résidence, de lieu d&#8217;administration du domaine et de refuge en période de conflit. La forteresse permettait également d&#8217;affirmer visuellement la puissance du seigneur face aux habitants du bourg et aux autres familles nobles de la région.</p>



<p>Cette dimension politique apparaît particulièrement bien dans l&#8217;histoire de la rivalité entre les seigneurs de la Roche Haute et ceux de la Roche Basse. Pendant des générations, la possession des deux châteaux refléta l&#8217;équilibre des pouvoirs à Gimel.</p>



<p>La situation change profondément en <strong>1493</strong>, lorsque le château de la Roche Haute est vendu à Gabriel de Gimel, seigneur de la Roche Basse. Cette transaction met progressivement fin à la dualité seigneuriale. Le château haut devient alors le principal centre du pouvoir, tandis que le château bas, déjà en mauvais état, semble avoir été progressivement abandonné.</p>



<p>Cette évolution constitue un tournant essentiel dans l&#8217;histoire du village. Les deux seigneuries qui avaient coexisté pendant plusieurs siècles se retrouvent réunies autour d&#8217;un même lignage.</p>



<h2>Le château pendant les guerres de Religion</h2>



<p>L&#8217;épisode le plus dramatique de l&#8217;histoire de la Roche Haute se déroule à la fin du XVIe siècle, pendant les <strong>guerres de Religion</strong>.</p>



<p>Comme de nombreuses forteresses du Limousin et du royaume de France, le château se trouve alors pris dans les affrontements opposant catholiques et protestants et, plus largement, dans les luttes politiques qui déchirent le royaume.</p>



<p>En <strong>1594</strong>, les troupes royales assiègent le château de Gimel. Le seigneur de Gimel finit par se rendre. L&#8217;année suivante, le château est de nouveau impliqué dans les combats. Ces événements entraînent sa destruction partielle et marquent durablement son histoire. Les sources touristiques et patrimoniales locales attribuent aux affrontements de cette période la ruine d&#8217;une grande partie de la forteresse.</p>



<p>La destruction du château constitue une rupture majeure. La forteresse perd alors progressivement sa fonction militaire et politique. Ses bâtiments ne sont plus entretenus comme auparavant et le site entre dans une longue période de déclin.</p>



<p>Les ruines que l&#8217;on observe aujourd&#8217;hui sont donc le résultat de plusieurs siècles d&#8217;évolution, mais aussi de cette destruction liée aux guerres de Religion. Elles ne correspondent pas à un château volontairement abandonné dès le Moyen Âge : elles sont les vestiges d&#8217;un édifice qui a participé à la vie politique et militaire locale avant de perdre sa fonction stratégique.</p>



<h2>Une architecture aujourd&#8217;hui lisible à travers les ruines</h2>



<p>L&#8217;intérêt architectural du château de la Roche Haute réside précisément dans cette conservation fragmentaire. Les ruines permettent encore de comprendre les grands principes de son organisation.</p>



<p>La <strong>porte en arc brisé</strong> constitue l&#8217;un des éléments les plus facilement identifiables. Elle rappelle l&#8217;architecture militaire médiévale et donne accès à l&#8217;ancien espace intérieur du château. Les vestiges de l&#8217;enceinte montrent ensuite l&#8217;importance des murs qui entouraient la forteresse.</p>



<p>Une partie des bâtiments s&#8217;organisait autour d&#8217;une cour centrale. Des restes de constructions, de murs et d&#8217;une tour sont encore visibles. La présence de différentes ouvertures défensives permet également d&#8217;imaginer la manière dont les occupants surveillaient les accès au château.</p>



<p>L&#8217;architecture doit être comprise en relation étroite avec le relief. À Gimel, le château ne repose pas sur une vaste plate-forme artificielle : il exploite directement un promontoire rocheux. Le paysage devient donc une composante de l&#8217;architecture défensive.</p>



<p>Cette intégration entre la construction et le relief est l&#8217;une des grandes qualités patrimoniales du site. Les murs semblent prolonger naturellement la roche et les perspectives depuis la forteresse rappellent immédiatement pourquoi cet emplacement avait été choisi.</p>



<h2>Des ruines étroitement liées au paysage de Gimel</h2>



<p>Le château de la Roche Haute ne peut être dissocié du paysage exceptionnel de Gimel-les-Cascades. La Montane, les gorges, les falaises et les chutes d&#8217;eau ont toujours contribué à l&#8217;identité du village.</p>



<p>Les trois cascades de Gimel — le <strong>Grand Saut</strong>, la <strong>Redole</strong> et la <strong>Queue de Cheval</strong> — forment un ensemble spectaculaire. La dernière chute se précipite dans le gouffre de l&#8217;Inferno. Le relief accidenté qui fait aujourd&#8217;hui la beauté du site était aussi, au Moyen Âge, un atout défensif considérable.</p>



<p>Le château domine ainsi un environnement qui associe patrimoine militaire et patrimoine naturel. Cette proximité explique également l&#8217;intérêt contemporain porté au site : visiter les ruines revient à découvrir une partie de l&#8217;histoire de Gimel, mais aussi à comprendre comment les habitants ont construit leur village en fonction du relief.</p>



<h2>De la forteresse au patrimoine communal</h2>



<p>Après plusieurs siècles de déclin, les vestiges du château ont progressivement acquis une nouvelle valeur. Ce qui constituait autrefois un lieu de pouvoir et de défense est devenu un élément important du patrimoine historique de Gimel-les-Cascades.</p>



<p>La commune met aujourd&#8217;hui en valeur les vestiges de la Roche Haute. Depuis 2006, le site fait notamment l&#8217;objet d&#8217;actions de mise en lumière et sert de cadre à des animations culturelles, dont un spectacle historique et son et lumière organisé avec la participation d&#8217;habitants du village.</p>



<p>Cette nouvelle vocation culturelle prolonge, d&#8217;une certaine manière, l&#8217;histoire du château. Après avoir été un lieu de pouvoir, puis un lieu de conflit et enfin un ensemble de ruines, la Roche Haute est devenue un lieu de mémoire et de découverte.</p>



<p>Le site est également intégré aux itinéraires permettant de rejoindre les environs de la Montane et les cascades. Les aménagements actuels permettent ainsi de découvrir les vestiges tout en les replaçant dans leur environnement naturel.</p>



<h2>Pourquoi visiter les ruines du château de la Roche Haute ?</h2>



<p>Visiter le château de Gimel-les-Cascades, ce n&#8217;est pas seulement observer quelques murs anciens. Les ruines constituent un véritable livre ouvert sur l&#8217;histoire du village.</p>



<p>Elles permettent de comprendre l&#8217;importance stratégique de l&#8217;éperon rocheux, l&#8217;existence ancienne des deux seigneuries, les rivalités entre les familles de Gimel et de Maumont et la transformation progressive du village à la fin du Moyen Âge.</p>



<p>Elles racontent également une période particulièrement mouvementée de l&#8217;histoire de France : les guerres de Religion et les affrontements qui conduisirent à la destruction partielle de la forteresse en 1594-1595.</p>



<p>Sur le plan architectural, la porte en arc brisé, les murs d&#8217;enceinte, les vestiges de la tour et les différentes traces de bâtiments permettent encore de percevoir l&#8217;organisation d&#8217;une ancienne forteresse médiévale. Le caractère spectaculaire du site tient enfin à son implantation : depuis les ruines, le visiteur découvre un paysage profondément marqué par la Montane et les gorges.</p>



<h3>Un patrimoine à découvrir en Corrèze</h3>



<p>Le château de la Roche Haute occupe donc une place singulière dans le patrimoine de <strong>Gimel-les-Cascades</strong>. Ses ruines sont modestes en comparaison de certaines grandes forteresses françaises, mais elles possèdent une forte valeur historique parce qu&#8217;elles sont directement liées à l&#8217;organisation du village et à plusieurs siècles de pouvoir seigneurial.</p>



<p>Elles rappellent surtout que Gimel n&#8217;est pas devenu un village remarquable uniquement grâce à ses cascades. Derrière le paysage spectaculaire se cache une histoire beaucoup plus ancienne, celle d&#8217;un bourg médiéval divisé entre deux seigneuries, protégé par le relief et dominé par une forteresse.</p>



<p>Aujourd&#8217;hui, les pierres de la Roche Haute ne racontent plus l&#8217;histoire d&#8217;un château intact. Elles racontent celle d&#8217;un monument transformé par le temps, les conflits et les changements de pouvoir. C&#8217;est précisément cette dimension qui fait leur intérêt.</p>



<p>En parcourant les ruines, en franchissant l&#8217;ancienne porte et en observant les vestiges de l&#8217;enceinte, on peut encore deviner la silhouette de la forteresse qui dominait autrefois Gimel. Le château de la Roche Haute demeure ainsi un témoin essentiel du passé médiéval de la Corrèze et l&#8217;un des lieux incontournables pour comprendre l&#8217;histoire de <strong>Gimel-les-Cascades</strong>.</p>
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		<title>Château de Tallard : histoire et architecture d’une forteresse emblématique des Hautes-Alpes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean André]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 19:46:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hautes-Alpes]]></category>
		<category><![CDATA[Provence-Alpes-Côte-d'Azur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dominant la vallée de la Durance depuis son éperon rocheux, le château de Tallard compte parmi les monuments médiévaux les plus remarquables des Hautes-Alpes. Situé dans la commune de Tallard, à une douzaine de&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dominant la vallée de la Durance depuis son éperon rocheux, le <strong>château de Tallard</strong> compte parmi les monuments médiévaux les plus remarquables des Hautes-Alpes. Situé dans la commune de Tallard, à une douzaine de kilomètres au sud de Gap, il témoigne de près d’un millénaire d’histoire militaire, seigneuriale et religieuse. Sa silhouette actuelle résulte de plusieurs campagnes de construction et de transformation, qui ont progressivement fait évoluer une première position défensive médiévale en une puissante forteresse, puis en une demeure seigneuriale plus confortable et représentative du pouvoir de ses propriétaires.</p>
<p>Le château présente ainsi un intérêt particulier pour comprendre l’évolution de l’architecture castrale entre le Moyen Âge et la Renaissance. Ses courtines, ses tours, son châtelet d’entrée, son corps de garde, son logis seigneurial et sa chapelle gothique flamboyante forment un ensemble architectural où se superposent les fonctions défensives et résidentielles. Aujourd’hui propriété de la commune de Tallard, le château est également un important lieu de découverte du patrimoine des Hautes-Alpes.</p>
<h2>Les origines du château de Tallard au Moyen Âge</h2>
<p>L’histoire du site remonte au moins au Xe siècle. À cette époque, le territoire de Tallard est placé sous la protection des princes d’Orange et le promontoire accueille un premier dispositif défensif. Il ne s’agit pas encore du château monumental que l’on connaît aujourd’hui, mais vraisemblablement d’une position de surveillance destinée à contrôler le territoire et les voies de circulation de la vallée de la Durance.</p>
<p>La situation géographique du site explique largement son importance. Installé sur un éperon dominant la plaine, le château bénéficie d’un emplacement naturellement favorable à la défense. Depuis les hauteurs de Tallard, les occupants pouvaient surveiller les environs et contrôler un secteur stratégique entre la Provence, le Dauphiné et les voies menant vers les vallées alpines.</p>
<p>En 1215, les terres de Tallard sont cédées aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ces derniers développent le dispositif existant et établissent un petit castelet sur l’emplacement du futur château. Cette étape constitue un tournant dans l’histoire du site : une simple position de surveillance commence à se transformer en véritable construction fortifiée.</p>
<h2>Arnaud de Trians et la construction de la forteresse</h2>
<p>En 1322, Arnaud de Trians devient seigneur de Tallard. Son arrivée marque une nouvelle phase majeure dans l’histoire du château. À partir du castelet existant, il entreprend la construction d’un véritable château fort.</p>
<p>En 1326, Tallard devient une vicomté avec le rattachement de plusieurs paroisses environnantes. Le développement du pouvoir seigneurial s’accompagne alors d’une transformation architecturale du site. Le château n’est plus seulement un poste militaire : il devient le centre du pouvoir politique et territorial du seigneur.</p>
<p>L’architecture médiévale conservée aujourd’hui témoigne de cette ambition. La forteresse s’organise autour d’une enceinte destinée à protéger les bâtiments et les occupants. Les courtines sont renforcées par des tours circulaires tandis que les différents espaces intérieurs répondent à des fonctions distinctes : défense, résidence, administration et vie religieuse.</p>
<p>Cette organisation est caractéristique des grandes constructions seigneuriales du Moyen Âge. La puissance d’un château ne repose pas uniquement sur l’épaisseur de ses murs ou la hauteur de ses tours. Elle se manifeste également par sa capacité à abriter durablement une communauté, à protéger les réserves et à symboliser l’autorité de celui qui le possède.</p>
<h2>Une forteresse transformée à la Renaissance</h2>
<p>À la fin du XVe siècle, le château connaît une transformation considérable sous l’impulsion de Bernardin de Clermont et de sa famille. Les travaux ne consistent plus uniquement à renforcer les défenses : ils donnent progressivement au site l’apparence d’une demeure seigneuriale.</p>
<p>Cette évolution est particulièrement intéressante sur le plan architectural. Le château de Tallard apparaît alors comme la réunion de deux conceptions de l’architecture castrale. D’un côté subsiste la forteresse médiévale, conçue avant tout pour défendre le site. De l’autre se développe un château d’apparat destiné à offrir un cadre de vie plus confortable et à affirmer le prestige de ses propriétaires.</p>
<p>Plusieurs constructions importantes sont alors ajoutées ou profondément remaniées. Le <strong>châtelet d’entrée</strong> organise l’accès à la forteresse. Le <strong>corps de garde</strong> renforce la fonction militaire de l&#8217;ensemble tout en constituant aujourd’hui l’un des éléments remarquables du monument. Le <strong>logis seigneurial</strong> offre quant à lui des espaces résidentiels adaptés aux besoins d’une famille noble.</p>
<p>Mais l’un des éléments les plus remarquables de cette transformation reste la <strong>chapelle seigneuriale</strong>, construite dans le style gothique flamboyant.</p>
<h2>La chapelle gothique flamboyante</h2>
<p>La chapelle constitue l’un des joyaux architecturaux du château de Tallard. Son style gothique flamboyant rappelle une période où l’architecture religieuse se caractérise par la recherche d’une plus grande richesse décorative et par le développement d’un vocabulaire ornemental particulièrement élaboré.</p>
<p>La présence d’une chapelle au sein même de la forteresse souligne également le statut social des propriétaires. Dans les grandes demeures seigneuriales, le lieu de culte privé permettait à la famille noble de disposer d’un espace religieux intégré à son cadre de vie.</p>
<p>La chapelle de Tallard conserve plusieurs éléments remarquables, notamment des décors, des vitraux et des éléments sculptés qui témoignent de l’ambition artistique du monument. À son sommet se trouve notamment une statue de la Trinité, devenue l’un des éléments caractéristiques du château. La chapelle a également joué un rôle important dans l’histoire de la protection du monument : elle a fait l’objet d’une première mesure de classement avant que la protection ne soit étendue à l’ensemble du château.</p>
<h2>Une architecture entre défense et résidence</h2>
<p>L’intérêt architectural du château de Tallard réside précisément dans cette coexistence entre architecture militaire et architecture résidentielle.</p>
<p>L’enceinte adopte une forme polygonale et est renforcée par des <strong>tours circulaires</strong>. Ces ouvrages permettaient de surveiller les abords du château et de renforcer les angles de la fortification. La courtine assurait quant à elle la continuité défensive entre les différents points fortifiés.</p>
<p>À l’intérieur de l’enceinte s’organise une vaste cour. Celle-ci dessert les principaux bâtiments et constitue le cœur de la forteresse. Le visiteur peut notamment y retrouver le corps de garde, le logis seigneurial et la chapelle.</p>
<p>Le logis témoigne de l’évolution des besoins des occupants. À mesure que la fonction résidentielle prend de l’importance, les bâtiments deviennent plus ouverts et plus confortables. Les <strong>fenêtres à meneaux</strong>, les cheminées, les plafonds à la française et certains décors intérieurs rappellent cette évolution progressive d’une forteresse militaire vers une résidence aristocratique.</p>
<p>Cette juxtaposition de styles permet de lire le bâtiment comme un véritable document architectural. Chaque période a laissé une empreinte sur les murs, les ouvertures et les espaces intérieurs.</p>
<h2>Les guerres de Religion et les épreuves du XVIe siècle</h2>
<p>Au XVIe siècle, le château de Tallard connaît une période mouvementée. Les guerres de Religion qui touchent une grande partie du royaume de France à partir de 1562 entraînent des combats pour le contrôle des places fortes.</p>
<p>Comme de nombreuses forteresses de la région, Tallard subit les conséquences de ces affrontements. Son caractère stratégique en fait un site convoité et les combats occasionnent des dommages à l’édifice.</p>
<p>Le château est toutefois restauré au début du XVIIe siècle après son acquisition, en 1600, par Étienne de Bonne d’Auriac. Cette nouvelle campagne de travaux montre une nouvelle fois la capacité du monument à traverser les périodes de crise et à être adapté aux besoins de ses propriétaires.</p>
<h2>La destruction de 1692</h2>
<p>L’un des épisodes les plus dramatiques de l’histoire du château intervient en 1692.</p>
<p>Lors de l’invasion du Dauphiné par les troupes du duc de Savoie, Victor-Amédée II, le château de Tallard est attaqué et incendié. Cette destruction marque profondément l’avenir du monument. Après cet épisode, le château n’est progressivement plus occupé comme résidence seigneuriale et commence à tomber dans un long processus d’abandon.</p>
<p>Les bâtiments, autrefois destinés à afficher la puissance d’une famille noble, deviennent progressivement des vestiges. Pourtant, les ruines conservent suffisamment de leur structure pour permettre de comprendre l’organisation de l’ancienne forteresse.</p>
<p>Cette période d’abandon constitue paradoxalement l’une des raisons pour lesquelles Tallard conserve aujourd’hui une grande partie de son caractère médiéval. Le château n’a pas été entièrement remplacé par une résidence moderne : ses différentes phases historiques restent lisibles dans ses murs.</p>
<h2>De la ruine à la protection du patrimoine</h2>
<p>À la fin du XIXe siècle, l’intérêt patrimonial du château commence à être davantage reconnu. En 1897, Joseph Roman devient propriétaire du monument et contribue à sa sauvegarde. Son action participe notamment à la reconnaissance de la valeur historique de la chapelle et à la préservation du domaine.</p>
<p>Le XXe siècle marque ensuite une nouvelle étape. La commune de Tallard rachète le château en 1957. Cette acquisition permet d&#8217;engager progressivement un important travail de restauration et de sauvegarde.</p>
<p>En 1958, le corps des Gardes bénéficie d’une protection au titre des Monuments historiques. Un bail emphytéotique est ensuite signé en 1964 afin de permettre à la Société d’Études des Hautes-Alpes de poursuivre les travaux de restauration et de protection. En 1969, le classement est étendu à l’ensemble du château.</p>
<p>Cette protection constitue une étape essentielle dans l’histoire contemporaine du monument. Le château n’est désormais plus considéré comme une simple ruine ancienne, mais comme un ensemble patrimonial dont les différents éléments architecturaux doivent être conservés et transmis.</p>
<h2>Le château de Tallard aujourd’hui</h2>
<p>Aujourd’hui, le château de Tallard est un monument patrimonial ouvert à la découverte. La commune poursuit sa mise en valeur et propose des visites guidées ainsi que des audioguides permettant de mieux comprendre l’histoire du site.</p>
<p>Les restaurations successives ont permis de préserver plusieurs éléments architecturaux remarquables : les tours et les courtines, la cour intérieure, le corps de garde, le logis seigneurial, le châtelet d’entrée et la chapelle gothique flamboyante.</p>
<p>La visite permet surtout de comprendre l’évolution du château au fil des siècles. Les visiteurs découvrent d’abord la dimension défensive de la forteresse médiévale avant d’observer les transformations apportées à la Renaissance. Les éléments décoratifs encore visibles — blasons, vitraux, cheminées, plafonds et autres vestiges — témoignent de l’époque où Tallard était devenu une résidence seigneuriale.</p>
<p>Le site conserve également un lien étroit avec son environnement. Depuis son éperon rocheux, le château domine la vallée de la Durance et le village de Tallard. Cette position permet de comprendre immédiatement pourquoi le lieu fut choisi pour établir une fortification : le relief constituait un avantage défensif naturel tout en offrant un vaste panorama sur le territoire.</p>
<h2>Un témoignage majeur du patrimoine des Hautes-Alpes</h2>
<p>Le château de Tallard est donc bien davantage qu’une ancienne forteresse. Son architecture raconte l’évolution de la société médiévale et de la noblesse entre le Xe et le XVIe siècle, puis les transformations du monument à l’époque moderne et contemporaine.</p>
<p>Ses tours et ses courtines évoquent la fonction militaire du château fort. Son châtelet rappelle l’importance du contrôle des accès. Son corps de garde témoigne de l’organisation défensive de la forteresse. Son logis et ses décors illustrent l’évolution vers une résidence aristocratique. Enfin, sa chapelle gothique flamboyante révèle la dimension religieuse et symbolique du pouvoir seigneurial.</p>
<p>Cette diversité explique l’intérêt exceptionnel du monument. Le château de Tallard rassemble dans un même ensemble plusieurs siècles d’architecture et d’histoire. Les traces des différentes campagnes de construction ne sont pas simplement des vestiges : elles permettent de comprendre comment un site défensif médiéval s’est transformé en demeure seigneuriale avant de devenir un monument historique.</p>
<p>Perché au-dessus de Tallard et de la vallée de la Durance, le château demeure ainsi l’un des grands témoins du patrimoine castral des Hautes-Alpes. Sa silhouette, ses ruines restaurées et ses éléments architecturaux conservés racontent une histoire faite de pouvoir, de guerres, de transformations, d’abandon puis de sauvegarde.</p>
<p>Pour les amateurs de patrimoine médiéval comme pour les visiteurs souhaitant découvrir l’histoire de la Provence-Alpes-Côte d’Azur et des Alpes, le <strong>château de Tallard</strong> offre un remarquable voyage à travers près de mille ans d’histoire.</p>
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		<title>Château de La Rochepot : histoire et architecture d’un château emblématique de Bourgogne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean André]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 19:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bourgogne-Franche-Comté]]></category>
		<category><![CDATA[Côte-d'Or]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dominant le village de La Rochepot, en Côte-d’Or, le château de La Rochepot est l’un des monuments les plus spectaculaires de Bourgogne-Franche-Comté. Dressé sur un éperon rocheux au cœur des paysages de la Côte&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dominant le village de La Rochepot, en Côte-d’Or, le <strong>château de La Rochepot</strong> est l’un des monuments les plus spectaculaires de Bourgogne-Franche-Comté. Dressé sur un éperon rocheux au cœur des paysages de la Côte de Beaune, il attire immédiatement le regard avec ses hautes murailles, ses tours et surtout ses remarquables toitures en tuiles vernissées polychromes. Son apparence actuelle évoque un château médiéval parfaitement conservé, mais son histoire est beaucoup plus complexe : l’édifice que l’on découvre aujourd’hui est le résultat de plusieurs siècles de transformations, de destructions et d’une importante campagne de restauration menée entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.</p>
<p>L’histoire de La Rochepot est étroitement liée à celle de la famille Pot et, en particulier, à <strong>Régnier Pot et à son petit-fils Philippe Pot</strong>, deux personnages importants de la Bourgogne médiévale. Le château fut profondément remanié au XVe siècle avant de subir les conséquences des bouleversements révolutionnaires. À la fin du XIXe siècle, il connut une véritable renaissance sous l’impulsion de la famille Carnot et de l’architecte Charles Suisse.</p>
<p>Aujourd’hui, La Rochepot constitue ainsi un témoignage singulier de l’histoire des châteaux bourguignons : il associe des vestiges médiévaux, une architecture néogothique inspirée du XVe siècle et un décor intérieur conçu dans l’esprit des restaurations historicistes de la Belle Époque.</p>
<h2>Les origines médiévales du château de La Rochepot</h2>
<p>L’histoire castrale du site remonte au Moyen Âge central. Une première fortification aurait existé sur les hauteurs dominant l’actuel village avant la construction du château qui allait devenir La Rochepot. Le site occupait une position particulièrement intéressante : installé sur un relief rocheux, il permettait de surveiller les environs et de contrôler les voies de communication traversant cette partie de la Bourgogne.</p>
<p>Au fil du Moyen Âge, plusieurs constructions se succèdent sur le site. Le château est alors associé à la seigneurie de La Roche-Nolay, appellation ancienne liée à la proximité de Nolay. Les transformations du domaine témoignent de l’évolution de l’architecture militaire médiévale : la forteresse doit à la fois assurer la défense du territoire et constituer une résidence adaptée à une famille noble.</p>
<p>Une étape essentielle intervient au début du XVe siècle avec l’arrivée de <strong>Régnier Pot</strong>, chambellan du duc de Bourgogne Philippe le Hardi. En 1403, il acquiert la forteresse et entreprend d’importants travaux. C’est à cette période que le château prend progressivement le nom de La Rochepot.</p>
<p>Régnier Pot fait transformer et renforcer l’ancienne forteresse. Les travaux donnent au château une organisation plus ambitieuse et adaptée aux exigences militaires et résidentielles de la fin du Moyen Âge. Le puits, élément indispensable à la vie d’une place forte en cas de siège, est notamment associé à cette période de transformation.</p>
<p>Le château devient alors l’une des demeures importantes de la famille Pot, qui appartient à la haute noblesse bourguignonne.</p>
<h2>Philippe Pot, personnage majeur de l’histoire du château</h2>
<p>Le nom de La Rochepot est particulièrement associé à <strong>Philippe Pot</strong>, petit-fils de Régnier Pot. Né au château en 1428, Philippe Pot devient l’un des personnages les plus remarquables de la Bourgogne du XVe siècle.</p>
<p>Seigneur de La Roche et de La Rochepot, il mène une carrière militaire et politique importante. Il est notamment chevalier de l’ordre de la Toison d’or et exerce la fonction de grand sénéchal de Bourgogne. Son parcours se déroule pendant une période particulièrement mouvementée, lorsque le duché de Bourgogne constitue l’une des grandes puissances politiques de l’Europe occidentale.</p>
<p>Philippe Pot est également un personnage emblématique de la transition entre la Bourgogne des ducs et le royaume de France. Après la mort de Charles le Téméraire en 1477 et le rattachement du duché de Bourgogne au royaume de France, il se rallie à Louis XI. Cette capacité à s’adapter au nouveau contexte politique lui permet de conserver une place importante auprès du pouvoir royal.</p>
<p>Son souvenir dépasse d’ailleurs largement le cadre de La Rochepot. Son célèbre tombeau, réalisé à la fin du XVe siècle, est aujourd’hui conservé au musée du Louvre. Cette œuvre funéraire exceptionnelle témoigne du prestige atteint par le seigneur de La Rochepot.</p>
<p>Le château constitue donc un lieu particulièrement intéressant pour comprendre l’histoire politique de la Bourgogne médiévale. Derrière ses murailles se joue une partie de l’histoire d’une région située à la frontière entre les ambitions des grands ducs de Bourgogne et la montée en puissance de la monarchie française.</p>
<h2>Un château transformé au XVe siècle</h2>
<p>Les travaux entrepris par les Pot donnent au château une physionomie correspondant davantage aux grandes forteresses aristocratiques de la fin du Moyen Âge.</p>
<p>L’architecture combine alors plusieurs fonctions. La fortification reste essentielle, avec des murs épais, des tours et des dispositifs permettant de défendre les accès. Mais le château est également une demeure seigneuriale. Les espaces résidentiels doivent offrir davantage de confort et de prestige à leurs occupants.</p>
<p>Cette évolution est caractéristique des châteaux de la fin du Moyen Âge. Les grandes familles nobles cherchent désormais à afficher leur puissance par l’architecture tout en améliorant les conditions de vie à l’intérieur des forteresses.</p>
<p>À La Rochepot, cette évolution se traduit notamment par une organisation complexe autour d’une cour intérieure et par la présence de plusieurs tours. La position du château sur son éperon rocheux renforce encore son caractère défensif.</p>
<h2>La destruction du château pendant la Révolution française</h2>
<p>Comme de nombreux châteaux appartenant à l’ancienne noblesse, La Rochepot connaît une période particulièrement difficile pendant la Révolution française.</p>
<p>La forteresse est alors partiellement détruite et perd progressivement son caractère de résidence seigneuriale. Certaines parties sont ruinées, tandis que le domaine change de propriétaires. Le château entre dans une longue période de déclin.</p>
<p>Cette situation explique en grande partie le contraste entre l’importance historique de La Rochepot et l’état dans lequel il se trouve au XIXe siècle. L’édifice médiéval a subi des transformations et des destructions qui rendent nécessaire une intervention majeure si l’on souhaite lui redonner son ancienne monumentalité.</p>
<p>C’est précisément cette situation qui va conduire à l’une des restaurations les plus ambitieuses de Bourgogne.</p>
<h2>La renaissance de La Rochepot au XIXe siècle</h2>
<p>En 1893, le château est acquis par la veuve du président de la République <strong>Sadi Carnot</strong>. La famille Carnot décide de restaurer l&#8217;édifice et confie le projet à l’architecte <strong>Charles Suisse</strong>.</p>
<p>Cette restauration s’inscrit dans un contexte particulier. Au XIXe siècle, la France connaît un véritable engouement pour le patrimoine médiéval. Des architectes comme Eugène Viollet-le-Duc développent une conception de la restauration qui ne consiste pas uniquement à conserver les ruines existantes : il s’agit également de retrouver, ou parfois de reconstituer, l’apparence qu’un monument aurait pu avoir à une époque donnée.</p>
<p>Charles Suisse s’inscrit dans cette tradition. Pour La Rochepot, il s’inspire de l’architecture médiévale bourguignonne et de modèles régionaux. La restauration devient ainsi une véritable reconstruction historique, donnant au château l’image spectaculaire que nous lui connaissons aujourd’hui.</p>
<p>Les travaux commencent à la fin du XIXe siècle et se poursuivent pendant plusieurs décennies. Après la mort de Charles Suisse, le chantier continue et s’achève en 1927.</p>
<p>Il est donc important de comprendre que le château visible aujourd’hui n’est pas simplement une forteresse médiévale miraculeusement conservée. Il s’agit d’un monument historique dont l’apparence résulte de plusieurs époques, avec une reconstruction majeure réalisée entre 1893 et 1927. Le patrimoine de La Rochepot raconte ainsi autant l’histoire du Moyen Âge que celle de la restauration monumentale au XIXe et au début du XXe siècle.</p>
<h2>Une architecture néogothique inspirée de la Bourgogne médiévale</h2>
<p>L’architecture actuelle de La Rochepot reprend volontairement les codes des châteaux bourguignons de la fin du Moyen Âge.</p>
<p>L’ensemble est organisé autour d’une cour et présente une silhouette particulièrement pittoresque. Le château est flanqué de plusieurs tours, notamment des tours rondes et une tour carrée. Cette combinaison donne à l’édifice une silhouette irrégulière et monumentale, caractéristique des grandes forteresses médiévales.</p>
<p>Le plan du château est lui-même particulier. Les sources patrimoniales décrivent un plan triangulaire associé à un ensemble complexe de constructions et aux vestiges de l’ancien donjon. Cette organisation contribue à l’impression de forteresse compacte qui se dégage du monument.</p>
<p>Les matériaux employés participent également à son caractère bourguignon. Les murs utilisent notamment la pierre locale, tandis que les toitures jouent un rôle majeur dans l’apparence générale du château.</p>
<h2>Les célèbres tuiles vernissées de Bourgogne</h2>
<p>La caractéristique la plus immédiatement reconnaissable de La Rochepot reste sans aucun doute ses <strong>toitures en tuiles vernissées polychromes</strong>.</p>
<p>Ces tuiles, disposées selon des motifs géométriques, associent différentes couleurs et produisent une remarquable composition décorative. Elles sont devenues l’un des symboles visuels de l’architecture bourguignonne.</p>
<p>À La Rochepot, elles renforcent considérablement le caractère spectaculaire de la silhouette du château. Les toitures colorées contrastent avec la pierre claire des murs et permettent au monument d’être identifiable de loin dans le paysage.</p>
<p>Cette polychromie n’est pas uniquement décorative. Elle participe à l’identité régionale du monument. Les toitures vernissées sont en effet fortement associées à l’architecture historique de la Bourgogne, notamment à plusieurs édifices religieux et civils de la région.</p>
<p>La restauration de La Rochepot a donc cherché à restituer une image particulièrement évocatrice de la Bourgogne médiévale, en associant tours, mâchicoulis, ouvertures néogothiques et tuiles vernissées.</p>
<h2>Les tours et les éléments défensifs</h2>
<p>Les tours constituent un autre élément essentiel de l’architecture du château.</p>
<p>La présence de tours rondes aux angles renforce l’impression de puissance militaire. Elles permettent également de donner du relief aux façades et de rompre la monotonie des longs murs.</p>
<p>Le château conserve également une tour carrée et une tour-porche appartenant à l’ensemble architectural du domaine. Les dispositifs d’accès jouent un rôle important dans la mise en scène de la forteresse : franchir l’entrée permet de passer symboliquement du village et du paysage extérieur vers l’espace seigneurial.</p>
<p>Même si la fonction militaire du château n’est plus celle d’une forteresse active, ces éléments permettent de comprendre l’organisation défensive recherchée lors des transformations médiévales et lors de la restauration historiciste.</p>
<h2>Des décors intérieurs particulièrement soignés</h2>
<p>La restauration de La Rochepot ne s’est pas limitée aux façades et aux toitures. L’intérieur du château fait également partie intégrante du projet.</p>
<p>Les décors, les sols, les plafonds, les boiseries, les cheminées, les vitraux et les carrelages participent à la cohérence de l’ensemble. Plusieurs éléments ont été conçus ou restaurés dans le cadre du projet de Charles Suisse.</p>
<p>La chapelle constitue notamment un espace remarquable. Elle conserve des œuvres de <strong>Charles Lameire</strong>, notamment des toiles marouflées. Les décors intérieurs témoignent de la volonté des restaurateurs de créer un ensemble où l’architecture et les arts décoratifs sont étroitement liés.</p>
<p>Les cheminées décorées de carreaux vernissés, les boiseries et les vitraux prolongent à l’intérieur la recherche de couleurs et de détails visibles sur les façades.</p>
<p>Cette approche est caractéristique de l’historicisme de la fin du XIXe siècle : il ne suffit plus de reconstruire une façade médiévale, il faut créer un décor complet capable de donner au visiteur l’impression d’entrer dans une demeure seigneuriale.</p>
<h2>La Rochepot, entre château médiéval et monument restauré</h2>
<p>La particularité de La Rochepot réside donc dans cette superposition des époques.</p>
<p>Le site possède des origines médiévales anciennes. La famille Pot transforme profondément la forteresse au XVe siècle. La Révolution provoque ensuite sa dégradation et sa destruction partielle. Enfin, la famille Carnot et Charles Suisse entreprennent, à partir de 1893, une vaste restauration qui transforme profondément son apparence.</p>
<p>Le château actuel doit ainsi être considéré comme un monument historique complexe plutôt que comme une simple forteresse médiévale intacte.</p>
<p>Cette distinction est importante pour comprendre sa valeur patrimoniale. La Rochepot raconte deux histoires en même temps : celle d’une grande résidence aristocratique de la Bourgogne médiévale et celle de la redécouverte du Moyen Âge par les architectes et les propriétaires du XIXe siècle.</p>
<h2>Un monument majeur du patrimoine de la Côte-d’Or</h2>
<p>Installé dans le paysage viticole et vallonné de la Côte-d’Or, le château de La Rochepot constitue aujourd’hui l’un des monuments les plus reconnaissables de la Bourgogne.</p>
<p>Son histoire est liée à de grandes figures comme Régnier Pot et Philippe Pot, mais aussi à l’histoire politique de la Bourgogne et à la transformation du patrimoine français après la Révolution.</p>
<p>Son architecture, quant à elle, offre un exemple particulièrement intéressant de la manière dont les restaurateurs du XIXe siècle ont interprété le Moyen Âge. Les tours, les murs fortifiés, les toitures polychromes et les décors intérieurs forment un ensemble cohérent, spectaculaire et immédiatement identifiable.</p>
<p>Le domaine bénéficie aujourd’hui d’une protection au titre des Monuments historiques. Le château, ses dépendances, le parc et certains vestiges archéologiques sont concernés par cette protection, qui témoigne de l’importance patrimoniale de l’ensemble.</p>
<h2>Pourquoi le château de La Rochepot est-il si remarquable ?</h2>
<p>La Rochepot doit finalement sa renommée à la rencontre de plusieurs éléments : un site spectaculaire, une histoire médiévale riche, une famille noble prestigieuse, une destruction révolutionnaire et une restauration monumentale particulièrement ambitieuse.</p>
<p>Le château permet ainsi de suivre plusieurs siècles d’histoire de la Bourgogne en un seul lieu. De la forteresse médiévale aux ambitions des ducs de Bourgogne, du destin de Philippe Pot aux bouleversements de la Révolution française, puis de la passion du XIXe siècle pour l’architecture médiévale jusqu’à la protection patrimoniale contemporaine, chaque période a laissé son empreinte.</p>
<p>Avec ses toitures vernissées, ses tours et ses façades inspirées du gothique bourguignon, La Rochepot est devenu une véritable image d’Épinal du château en Bourgogne. Mais derrière cette silhouette romantique se cache une histoire beaucoup plus riche : celle d’un monument plusieurs fois transformé, détruit puis reconstruit, dont l’apparence actuelle est le fruit d’un dialogue permanent entre mémoire médiévale et restauration moderne.</p>
<p>Le <strong>château de La Rochepot</strong> apparaît ainsi comme un exemple remarquable de la manière dont un monument peut traverser les siècles tout en changeant de visage. Sa valeur ne réside pas uniquement dans ses pierres anciennes, mais également dans l’histoire de sa restauration, dans ses décors et dans la vision du Moyen Âge que les architectes de la fin du XIXe siècle ont voulu transmettre.</p>
<p>À ce titre, il occupe une place singulière parmi les châteaux de la Côte-d’Or et constitue un témoignage particulièrement intéressant de l’histoire architecturale et patrimoniale de la Bourgogne.</p>
<h2>Infos pratiques 2026</h2>
<div>&#8211; Adresse : 21340 La Rochepot. Coordonnées : 46°57&#8217;33&#8243;N 4°40&#8217;52&#8243;E</div>
<div>&#8211; Horaires : Ouvert tous les jours d&#8217;avril à novembre, 10h-12h et 14h-18h. Fermé le mardi hors juillet-août.</div>
<div>&#8211; Tarifs : 10€ adulte, 5€ enfant 6-14 ans, gratuit -6 ans. Visite guidée uniquement pour l&#8217;intérieur (45 min).</div>
<div>&#8211; Astuce visite :Parking gratuit au pied du château, 5 min de montée à pied. Ne manquez pas le chemin de ronde : panorama à 360° sur les vignes de la Côte de Beaune. Prévoyez des chaussures fermées, pavés irréguliers.</div>
<div></div>
<div>Le château est toujours privé. Il a été racheté en 2018 par un investisseur après une vente aux enchères de son mobilier en 2015. La visite soutient directement son entretien.</div>
<div></div>
<div class="video-container"><iframe title="Château de la Rochepot" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/fzsnUCWvwNs?feature=oembed&#038;wmode=opaque" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>Château de Brou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean André]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Feb 2022 13:48:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Centre-Val de Loire]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Indre-et-Loire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Château de Brou est implanté depuis des siècles maintenant, au cœur des vignes de Touraine dans la Vallée de la Loire. Au cœur d&#8217;un sublime domaine boisé de 100 hectares. Ce n&#8217;est pas&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Château de Brou est implanté depuis des siècles maintenant, au cœur des vignes de Touraine dans la Vallée de la Loire. Au cœur d&#8217;un sublime domaine boisé de 100 hectares. Ce n&#8217;est pas rien d&#8217;être un château dans cette région qui accueille une bonne partie des plus beaux édifices de France.</p>
<p>Mais le <strong>Château de Brou</strong> est riche d&#8217;une longue histoire et bien que plus modeste que certains de ses illustres cousins, il a toujours été très bien entretenu et mis en valeur, faisant partie intégrante du patrimoine local.</p>
<p>Localisée à Noyant-de-Touraine (37800), à mi-chemin entre Sainte-Maure de Touraine et Saint-Epain et à un peu moins de 40 kilomètres au sud de Tours, ce Domaine perché sur le flanc de la vallée de la Manse, qui accueille aujourd&#8217;hui vacanciers et événements, est riche d&#8217;une longue histoire.</p>
<h2>Histoire du Château de Brou</h2>
<p>Le Château de Brou, dans son état actuel, a été bâti en 1475 sur les ruines d&#8217;une ancienne forteresse du XIII ème siècle dont la tour, unique vestige est totalement intégrée à la construction.</p>
<p>C&#8217;est la famille Gebert qui occupa le lieu entre la fin du XV ème siècle et 1813, date à laquelle le Château devient le propriété de la marquise de Carbonnière. Elle le revendra en 1860 à la famille Troncin-Mersan qui en rachetant terres et bâtiments attenants, reconstituera le Domaine tel qu&#8217;il l&#8217;était au XV ème siècle. Quelques années après cette acquisition la famille Troncin-Mersan le cèdera au marquis de Moge qui effectuera de nombreuses restaurations, donnant au château l&#8217;aspect qu&#8217;il a encore aujourd&#8217;hui. Monsieur et madame de Moge y vivront jusqu&#8217;à leur mort au tout début du XX ème siècle.</p>
<p>Par la suite le château de Brou sera investi pour en faire un orphelinat à vocation horticole jusqu&#8217;en 1950, puis une maison familiale occupée par les sœurs &#8220;Dominicaines&#8221; jusqu&#8217;en 1996.</p>
<p>C&#8217;est donc en 1997 que l&#8217;actuel propriétaire, la famille Girault, décide de l&#8217;acquérir, de le restaurer et de l&#8217;ouvrir au public. De nombreuses entreprises régionales seront à l’œuvre pour les travaux. Ouvriers et compagnons, tailleurs, peintre, décorateurs, verriers &#8230; et même le célèbre éclairagiste Bidault. A l&#8217;aube du XXI ème siècle le Château de Brou deviendra alors un hôtel 4 étoiles.</p>
<p><div id="attachment_1551" style="width: 1610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/f7e1f3053508261e3f1085704baa24ae.jpg" data-wpel-link="internal" target="_self" rel="follow noopener noreferrer"><img aria-describedby="caption-attachment-1551" loading="lazy" class="size-full wp-image-1551" src="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/f7e1f3053508261e3f1085704baa24ae.jpg" alt="château de brou" width="1600" height="950" srcset="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/f7e1f3053508261e3f1085704baa24ae.jpg 1600w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/f7e1f3053508261e3f1085704baa24ae-300x178.jpg 300w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/f7e1f3053508261e3f1085704baa24ae-1024x608.jpg 1024w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/f7e1f3053508261e3f1085704baa24ae-768x456.jpg 768w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/f7e1f3053508261e3f1085704baa24ae-1536x912.jpg 1536w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/f7e1f3053508261e3f1085704baa24ae-1188x705.jpg 1188w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/f7e1f3053508261e3f1085704baa24ae-280x166.jpg 280w" sizes="(max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></a><p id="caption-attachment-1551" class="wp-caption-text">château de brou</p></div></p>
<h2>Découvrir le Domaine de Brou</h2>
<p>A Noyant-de-Touraine, plus que le Château de Brou, c&#8217;est le Domaine de Brou dans son ensemble qui est plébiscité. En effet, son emplacement sur les bords de la Manse est idéal, et son parc de 100 hectares, parfaitement entretenu, fait figure de référence parmi les amateurs.</p>
<p>Contrairement à d&#8217;autres Domaines de la région, celui de Brou a toujours eu la chance d&#8217;avoir des propriétaires et occupants attentionnés et passionnés. Aussi, contrairement à d&#8217;autres bâtisses, celles du Domaine de Brou n&#8217;ont pas eu du tout à pâtir de la révolution française. Enfin, autre fait, et chance absolue, le château a été occupé pendant des années, au cours du XX ème siècle. Tout d&#8217;abord par Madame de Chezelles et ses orphelins, puis par les sœurs Dominicaines, toutes et tous passionnés d&#8217;horticulture. De fait non seulement le parc, ses forêts et jardins sont restés grandioses, mais de mémoire d&#8217;anciens, ils sont même devenus plus beaux encore. Notons bien d&#8217;ailleurs que le travail acharné de la famille Girault au cours des 25 dernières années n&#8217;a fait qu’accroître cette perception.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui le Domaine de Brou s&#8217;étend donc sur un parc de 100 hectares et est composé du&nbsp;<a href="https://www.chateau-de-brou.com/fr/accueil/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" class="broken_link" data-wpel-link="exclude">Château de Brou</a>, de l&#8217;ancien pavillon de chasse et de la villa du Domaine, également entièrement restaurés et aménagés. Si jusqu&#8217;en 2016 la famille Girault l&#8217;a ouvert au public en en faisant un hôtel 4 étoiles, en 2017 sa vocation a changé. Il est à présent&nbsp; exclusivement dédié à la location dans son entier.</p>
<p>Notez bien qu&#8217;il n&#8217;est pour autant pas fermé aux visites, en tous cas en ce qui concerne le parc. La famille Girault, proche des noyantais, a d&#8217;ailleurs pris l&#8217;habitude de prêter certains espaces du parc pour des événements locaux.</p>
<p><div id="attachment_1552" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/64f44322ace00aaf9ab2742f0f0fc171.jpg" data-wpel-link="internal" target="_self" rel="follow noopener noreferrer"><img aria-describedby="caption-attachment-1552" loading="lazy" class="size-full wp-image-1552" src="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/64f44322ace00aaf9ab2742f0f0fc171.jpg" alt="vieille photo du château de Brou" width="600" height="452" srcset="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/64f44322ace00aaf9ab2742f0f0fc171.jpg 600w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/64f44322ace00aaf9ab2742f0f0fc171-300x226.jpg 300w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2022/02/64f44322ace00aaf9ab2742f0f0fc171-239x180.jpg 239w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a><p id="caption-attachment-1552" class="wp-caption-text">vieille photo du château de Brou</p></div></p>
<h2>A propos de Noyant-de-Touraine et la région</h2>
<p>Cette commune d&#8217;Indre et Loire, bien qu&#8217;un peu éloignée de la capitale de la région, fait partie de la couronne de Tours. Si le Château de Brou est incontestablement le monument de référence de cette petite ville, vous pourrez également admirer l&#8217;église dédiée aux saints Gervais et Protais, construite au cours de la dernière partie du XIX ème siècle en lieu et place de l&#8217;ancienne bâtisse du XV ème. Il est également possible de découvrir les vestiges de deux dolmens. Ce ne sont pas les mieux conservés de Touraine, mais ils font partie du circuit de visite des <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/les-megalithes-oublies-n-ont-plus-rien-a-cacher" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow external" data-wpel-link="external">mégalithes de la région</a> pour les passionnés de l&#8217;époque Néolithique.</p>
<p>A proximité directe du château et donc de Noyant-de-Touraine, les visiteurs pourront découvrir Sainte-Maure de Touraine, dont la renommée vient de son fromage de chèvre cendré. Vous pourrez y découvrir de nombreux monuments religieux (Eglise Sainte Basile, chapelle des vierges, prieuré de St-Mesmin), ainsi que les vestiges du château local, inscrit au titre des monuments historiques​ et réaménagé en maison du patrimoine et en musée d&#8217;arts et traditions populaires. Si vous visitez ce lieu vous aurez l&#8217;occasion de voir des photographies anciennes du château de Brou et d&#8217;en savoir plus sur l&#8217;Histoire de la région.</p>
<p>Découvrez le cadre exceptionnel du château de Brou en vidéo</p>
<p>une très belle vidéo permet de situer le château dans son environnement préservé :</p>
<div class="video-container"><iframe title="Chateau de Brou" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/7iH5ZvxNjmA?feature=oembed&#038;wmode=opaque" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>Château de Cénevières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean André]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Dec 2021 22:53:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Lot]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Où se trouve le château de Cénevières? Le château de Cénevières accroché à une falaise surplombe la rivière le Lot sur la commune de Cénevières. La forteresse est installée au cœur du parc régional&#46;&#46;&#46;</p>
<p>L’article <a rel="nofollow noopener noreferrer" href="https://1001chateaux.com/france/occitanie/lot/chateau-de-cenevieres/" data-wpel-link="internal" target="_self">Château de Cénevières</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow noopener noreferrer" href="https://1001chateaux.com" data-wpel-link="internal" target="_self">1001chateaux </a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Où se trouve le château de Cénevières?</h2>
<p id="firstHeading" class="firstHeading">Le château de Cénevières accroché à une falaise surplombe la rivière le Lot sur la commune de Cénevières. La forteresse est installée au cœur du parc régional des Causses du Quercy à environ 35 km à l&#8217;Est de Cahors. En surplomb de la vallée du Lot il offre une vue panoramique incroyable. La forteresse, construite sur une grotte naturelle en faisait une place facile à défendre et difficile à prendre. C&#8217;est un des plus beaux châteaux Renaissance du Quercy.</p>
<h2>Histoire du château de Cénevières</h2>
<h3>Cénevières sous les Carolingiens</h3>
<p>L&#8217;histoire connue de la place démarre il y a fort longtemps durant le règne de Pépin le bref. Ce n&#8217;est pas encore le château que l&#8217;on peut admirer actuellement  mais la place semble déjà fortifiée La grotte naturelle joue un grand rôle dans la défense du site. Le père de Charlemagne, alors roi des Francs, ne prendra la place tenue par le duc d&#8217;Aquitaine d&#8217;alors, <a href="https://www.persee.fr/doc/acths_1764-7355_2011_act_134_4_1990" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow external" data-wpel-link="external">Waiffre de Gaifier</a>,  qu&#8217;après 4 ans de siège en 767.  Ce dernier cherche à soumettre définitivement le duché d&#8217;Aquitaine. Des années de lutte furent nécessaire pour mater les rebelles aquitains voulant conserver leur indépendance. Un épisode de cette lutte se déroula à Cénevières.</p>
<p>Cette lutte sera vaine puisque le duché sera intégré au royaume Franc, puis deviendra une composante de l&#8217;empire Franc de Charlemagne.</p>
<p>L&#8217;histoire &#8220;connue&#8221; de ce château qui démarre au VIIIe siècle est singulière puisque depuis bientôt 1300 ans, malgré les turpitudes de l&#8217;histoire, il n&#8217;a que très peu changé de famille!</p>
<p>Dans le courant du IXe siècle les La Popie, seigneurs de Cénevières bâtissent le premier château en vue de s&#8217;y installer.</p>
<p><div id="attachment_1490" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/corps-de-logis-Cevenieres.jpg" data-wpel-link="internal" target="_self" rel="follow noopener noreferrer"><img aria-describedby="caption-attachment-1490" loading="lazy" class="size-full wp-image-1490" src="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/corps-de-logis-Cevenieres.jpg" alt="" width="800" height="600" srcset="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/corps-de-logis-Cevenieres.jpg 800w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/corps-de-logis-Cevenieres-300x225.jpg 300w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/corps-de-logis-Cevenieres-768x576.jpg 768w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/corps-de-logis-Cevenieres-480x360.jpg 480w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/corps-de-logis-Cevenieres-240x180.jpg 240w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><p id="caption-attachment-1490" class="wp-caption-text">corps-de-logis-Cevenieres</p></div></p>
<h3>Des siècles sous le signe de la guerre</h3>
<p>La  grotte originelle se voit parée à partir du XIe siècle de remparts.  Ils conservent la seigneurie jusqu&#8217;au XII siècle. Le village médiéval voisin de Saint-Cirq Lapopie portent leur nom. Guillemette de La Popie cède l&#8217;ensemble de ses droits sur Cénevières à Jean de Gourdon. Au XIIIe siècle un donjon de sept étage encore visible aujourd&#8217;hui voit le jour.</p>
<p>La guerre de Cent Ans, dans le Quercy n&#8217;épargne personne. Cénevières passe un temps sous l&#8217;autorité de Richard II roi d&#8217;Angleterre. Cela ne dure pas.</p>
<p>Le XV et XVIe siècle voit les Gourdons participer à plusieurs guerres d’Italie sous la bannière de France. C&#8217;est lors de ces campagnes que les seigneurs de Cénevières découvrent l&#8217;art italien.</p>
<p>Flottard de Gourdon à son retour d&#8217;Italie en 1525 réalise d&#8217;importants changements architecturaux au sein du château pour le faire passer d&#8217;un ouvrage défensif à une demeure seigneuriale où il fait bon vivre. Notons que Flottard était le Grand chambellan de François 1er.</p>
<p>Un corps de logis voit le jour avec une galerie et de grandes fenêtres.</p>
<p><div id="attachment_1493" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/cours-interieure-cenevieres.jpg" data-wpel-link="internal" target="_self" rel="follow noopener noreferrer"><img aria-describedby="caption-attachment-1493" loading="lazy" class="size-full wp-image-1493" src="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/cours-interieure-cenevieres.jpg" alt="" width="800" height="600" srcset="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/cours-interieure-cenevieres.jpg 800w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/cours-interieure-cenevieres-300x225.jpg 300w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/cours-interieure-cenevieres-768x576.jpg 768w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/cours-interieure-cenevieres-480x360.jpg 480w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/cours-interieure-cenevieres-240x180.jpg 240w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a><p id="caption-attachment-1493" class="wp-caption-text">cours-intérieure-cenevieres</p></div></p>
<h3>Des seigneurs protestants à Cénevières</h3>
<p>Antoine de Gourdon, le fils de Flottard embrasse le parti huguenot. Il survit au massacre de la Saint Barthélémy en 1572. Il participe à la prise de Cahors ainsi qu&#8217;à son pillage en 1580 au coté du futur roi de France, Henri de Navarre, connu sous le nom d&#8217;Henri IV.</p>
<p>Concernant sa seigneurie, l&#8217;on érige un temple protestant et l&#8217;on achève l&#8217;érection du château visible encore aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Antoine de Gourdon restera un proche d&#8217;Henri IV jusqu&#8217;à son assassinat. malgré la conversion de ce dernier à la foi catholique.</p>
<p>Cénevières, en 1612, sous le règne de Louis XIII devient un marquisat pour service rendu.</p>
<p>Avec la mort d&#8217;Antoine de Gourdon en 1616 s’arrête la lignée des Gourdons Cénevières. Il n&#8217;aura aucun enfants malgré trois mariages successifs.</p>
<p>Sa veuve, Isabeau d’Astorg de Montartier se remarie en 1617 à Charles-Henri de La Tour du Pin qui devient à son tour Marquis de Cénevières.</p>
<p>en 1691 Charles Barthélémy de la Tour du Pin alors Marquis de Cévenières se convertit à la foi catholique.</p>
<p><div id="attachment_1491" style="width: 935px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/vue-generale-chateau-Cenevieres.jpg" data-wpel-link="internal" target="_self" rel="follow noopener noreferrer"><img aria-describedby="caption-attachment-1491" loading="lazy" class="size-full wp-image-1491" src="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/vue-generale-chateau-Cenevieres.jpg" alt="" width="925" height="620" srcset="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/vue-generale-chateau-Cenevieres.jpg 925w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/vue-generale-chateau-Cenevieres-300x201.jpg 300w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/vue-generale-chateau-Cenevieres-768x515.jpg 768w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/12/vue-generale-chateau-Cenevieres-269x180.jpg 269w" sizes="(max-width: 925px) 100vw, 925px" /></a><p id="caption-attachment-1491" class="wp-caption-text">vue-generale-chateau-Cenevieres</p></div></p>
<h3>Des propriétaires illustres jusqu&#8217;à la révolution</h3>
<p>Son neveu, Jean Frédéric de La Tour du Pin hérite à son tour du château de Cénevières.</p>
<p>Sous le règne de Louis XVI il est nommé ministre de la guerre en 1789.</p>
<p>La même année les révolutionnaires envahissent le château pour le piller. S&#8217;il subit des dommages il n&#8217;est pas détruit. Les caves du château contenant du vin de Cahors sont pas étrangère à sa sauvegarde!</p>
<p>Il vend le château le 30 juillet 1793 pour 524 000 livres à Louis Naurissart, banquier.</p>
<p>Finalement Jean Frédéric de La Tour du Pin périra sur l&#8217;échafaud le 28 avril 1794 à cause de son témoignage en faveur de la reine Marie-Antoinette.</p>
<h3>Le château de Cénevières depuis le XIXe siècle.</h3>
<p>Sous le second empire les descendants de Louis Naurissart, Charles Le sage, alors maire de Limoges restaure et embellit le château. Il rénove les intérieurs, le corps de garde ainsi que les remparts.</p>
<p>Les descendant de Charles Le sage continuent son oeuvre et continuent d&#8217;entretenir le château. Il est classé Monument Historique en décembre 1957. Il est ouvert au public dans la foulée.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui et comme depuis près de 65 ans il est toujours accessible au public et bénéficie d&#8217;animations, en plus des visites guidées ou non.</p>
<p>L&#8217;ensemble de la famille participe à l&#8217;entretien de l&#8217;édifice afin de maintenir le château en état.</p>
<p>Restauration du château: les travaux effectués :</p>
<h2>Le château de Cénevières en vidéo</h2>
<p>Vous trouverez ci dessous une vidéo qui vous permet d&#8217;embrasser l&#8217;ensemble du château afin de mieux comprendre sa situation et son architecture.</p>
<div class="video-container"><iframe title="Teaser Château de Cénevières 4K" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/jftif-w1b1I?feature=oembed&#038;wmode=opaque" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></div>
<h2>Les travaux de restaurations menés à Cénevières</h2>
<p>Quand on visite le site on prend la mesure du travail effectué par les propriétaires. L&#8217;essentiel des restaurations aura concerné les toitures depuis 1960 :</p>
<p>&#8211; 1960 : corps de garde<br />
&#8211; 1970 : petit salon<br />
&#8211; 1974 à 1984 : toiture centrale, charpente en châtaignier, <a href="https://www.renovationettravaux.fr/toiture-en-lauze" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow external" data-wpel-link="external">couverture en lauzes,</a> clous en cuivre<br />
&#8211; 1986 : magnanerie<br />
&#8211; 1988 : partie Henri IV<br />
&#8211; 1990 : galerie<br />
&#8211; 1994 : anciennes écuries<br />
&#8211; 2000 : donjon<br />
&#8211; 2003 – 2004 : temple : charpente et couverture</p>
<p>D&#8217;autres restaurations ont été menées conjointement à celles des toitures, en particulier :</p>
<p>1972 : découverte et mise à nu du plafond du Grand Salon, décapage de la cheminée<br />
1977 : restauration de la cheminée Renaissance de la toiture centrale<br />
1990 : restauration du salon la Tour du Pin<br />
1990-1993 : dégagement des peintures XVIème de la salle d’alchimie et des peintures du grand salon Renaissance<br />
2002 : restauration de la cheminée salle des Gardes<br />
2002 : réhabilitation de la chambre à colonnes<br />
2003 : restauration du blason de la famille des Gourdon</p>
<p>Vous pouvez contribuer à la sauvegarde de ce château en vous y rendant pour le visiter!</p>
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		<title>Château de Blandy-les-Tours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean André]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 09:44:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Île-de-France]]></category>
		<category><![CDATA[Seine-et-Marne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Situation géographique du château de Blandy-les-Tours Le château de Blandy-les-Tours se trouve sur la commune de Blandy dans le département de la Seine et Marneau Sud Est de Paris. Il est situé à une&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Situation géographique du château de Blandy-les-Tours</h2>
<p>Le château de Blandy-les-Tours se trouve sur la commune de Blandy dans le département de la Seine et Marneau Sud Est de Paris. Il est situé à une dizaine de kilomètres à l&#8217;Est de Melun. Pour vous y rendre vous pouvez emprunter l&#8217;autoroute A5. A noter que vous avez à quelques kilomètres le château de Vaux-le-Vicomte. Blandy est un petit village de 750 habitants qui s&#8217;est développé autour de son château.</p>
<p>L&#8217;origine du nom de Blandy vient de l&#8217;antiquité. Un propriétaire nommé Blandius possédait les terres durant l&#8217;époque gallo romaine. Le nom est resté. A noter que le château de Blandy-les-Tours est un des derniers chateaux médiévaux de la région Île-de-France.</p>
<h2>Histoire du château de Blandy-les-Tours</h2>
<p>Comme vu précédemment le site, occupé depuis des siècles ne mentionne pas de place forte avant le début du XIIIe siècle. Les premières mentions d&#8217;une demeure fortifié datent de 1216. La construction est à l&#8217;initiative des vicomtes Guillaume II et Adam III de Melun.</p>
<p>Rappelons le contexte. Blandy appartient alors au domaine royal. Le comté de Champagne lui ne fait pas partie du domaine royal, il est juste une composante du royaume de France. C&#8217;est un emplacement stratégique pour surveiller la Champagne toute proche. L&#8217;enceinte est sommaire mais comporte cependant quatre tours, un mur d&#8217;enceinte ceinturé d&#8217;un fossé.</p>
<p>La place forte évolue en un véritable château fort suites aux développements des systèmes de défense dès le début du XIVe siècle. Plusieurs tours voient le jour, la constructions de nouvelles courtines. D&#8217;autres ouvrages défensifs viennent compléter les fortifications. Il est aussi une demeure seigneuriale.</p>
<p>Une fois le comté de Champagne entré dans le domaine royal en 1314 et la guerre de Cent Ans terminée, le château va peu à peu perdre sa vocation militaire.</p>
<p>Le château de Blandy les tours va cependant conserver son rôle de logis. Il est occupé depuis la fin de la guerre de Cent Ans et ensuite durant tout le XVIe et XVIIe siècle. Il bénéficie d&#8217;aménagements de son époque. Cependant durant le XVIIe siècle il semble peu à peu délaissé et son entretient s&#8217;en ressent. Sa vétusté va le condamner.</p>
<p><div id="attachment_1417" style="width: 980px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-de-blandy-les-tours-vue-cours.jpg" data-wpel-link="internal" target="_self" rel="follow noopener noreferrer"><img aria-describedby="caption-attachment-1417" loading="lazy" class="size-full wp-image-1417" src="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-de-blandy-les-tours-vue-cours.jpg" alt="chateau-de-blandy-les-tours-vue-cours" width="970" height="630" srcset="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-de-blandy-les-tours-vue-cours.jpg 970w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-de-blandy-les-tours-vue-cours-300x195.jpg 300w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-de-blandy-les-tours-vue-cours-768x499.jpg 768w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-de-blandy-les-tours-vue-cours-277x180.jpg 277w" sizes="(max-width: 970px) 100vw, 970px" /></a><p id="caption-attachment-1417" class="wp-caption-text">chateau-de-blandy-les-tours-vue-cours</p></div></p>
<h3>Un château devenu ferme</h3>
<p>Le destin du château de Blandy les tours semble scellé en 1705. Le maréchal <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Louis_Hector_de_Villars" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow external" data-wpel-link="external">Claude Louis Hector de Villars</a>  acquiert le vicomté de Melun ainsi que le <a href="https://vaux-le-vicomte.com/decouvrir/lhistoire/" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow external" data-wpel-link="external">château de Vaux-le-vicomte.</a> Il en fait le siège de son duché. Il entre ainsi en possession du château de Blandy-les-Tours qui semble n&#8217;avoir aucun intérêt à ses yeux. De plus Vaux-le-Vicomte englouti des fortunes pour le réhabiliter et l&#8217;entretien que ce soit le bâti et les jardins, les fontaines.</p>
<p>Le maréchal de Villars décide donc de transformer Blandy les tours en ferme à partir de 1707! Il fait démanteler les toitures des tours défensives, comble les fossés et détruit la porte d&#8217;entrée. De plus des aménagements liés à sa nouvelle fonction agricole voient le jour. Cette nouvelle utilisation du château lui est néfaste il tombe peu à peu en ruine dans le courant du XVIIIe siècle. Il sert de<br />
carrière de pierres aux habitants de Blandy</p>
<p>César Gabriel de Choiseul-Praslin, ministre de Louis XV acquiert le château/ferme sans réaliser de travaux notables en 1764. La famille conserve la propriété jusqu&#8217;à son rachat par la commune au siècle suivant.</p>
<h3>Un destin tragique qui va sauver Blandy les tours!</h3>
<p>Sa requalification agricole au début du siècle lui évite de subir les foudres de la Révolution française. Il traverse donc le XIXe siècle presque sans dommage. Son rachat au propriétaire de l&#8217;époque, le comte Choiseul-Praslin par la commune en 1883 voit un nouveau tournant pour le château. Les restes des logis seigneuriaux sont rasés car risquant de s&#8217;écrouler il ne reste du château de Blandy les tours que son enceinte et les ruines de ses tours de défenses. Il est classé MH en 1889. La commune cependant ne fait rien pour réhabiliter les lieux. Voici une photo permettant de visualiser ce qu&#8217;il reste du bâti:</p>
<p><div id="attachment_1414" style="width: 860px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-blandy-les-tours-en-ruine.jpg" data-wpel-link="internal" target="_self" rel="follow noopener noreferrer"><img aria-describedby="caption-attachment-1414" loading="lazy" class="wp-image-1414 size-full" src="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-blandy-les-tours-en-ruine.jpg" alt="château-blandy-les-tours-en-ruine" width="850" height="598" srcset="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-blandy-les-tours-en-ruine.jpg 850w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-blandy-les-tours-en-ruine-300x211.jpg 300w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-blandy-les-tours-en-ruine-768x540.jpg 768w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-blandy-les-tours-en-ruine-256x180.jpg 256w" sizes="(max-width: 850px) 100vw, 850px" /></a><p id="caption-attachment-1414" class="wp-caption-text">château-blandy-les-tours-en-ruine</p></div></p>
<h3>Le renouveau du château</h3>
<p>Près d&#8217;un siècle plus tard, en 1986 sort de terre un projet visant à restaurer Blandy les tours. Ce projet va se concrétiser en 1992 quand le département de Seine et Marne acquiert le château pour 1 franc symbolique. 15 ans de travaux furent nécessaire pour réhabiliter le château dans les règles de l&#8217;art. Les tours dominent de nouveau le paysage, les courtines et les divers bâtiments à l&#8217;intérieur de l&#8217;enceinte sont accessibles. Le château est ouvert au public depuis 2007. Il se visite toute l&#8217;année et de nombreuses animations en son sein sont proposées.</p>
<p>Le département, a pour sa remise en état, dépensé près de 5 millions d&#8217;euros.</p>
<h2>Architecture du château</h2>
<p>Voici un plan du château tel qu&#8217;il était au XVe siècle:</p>
<p>Cliquez sur l&#8217;image pour l&#8217;agrandir</p>
<p><div id="attachment_1406" style="width: 1170px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/Blandy-les-tours-plan-XVe-siecle.jpg" data-wpel-link="internal" target="_self" rel="follow noopener noreferrer"><img aria-describedby="caption-attachment-1406" loading="lazy" class="wp-image-1406 size-full" src="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/Blandy-les-tours-plan-XVe-siecle.jpg" alt="Blandy-les-tours plan XVe siècle" width="1160" height="835" srcset="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/Blandy-les-tours-plan-XVe-siecle.jpg 1160w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/Blandy-les-tours-plan-XVe-siecle-300x216.jpg 300w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/Blandy-les-tours-plan-XVe-siecle-1024x737.jpg 1024w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/Blandy-les-tours-plan-XVe-siecle-768x553.jpg 768w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/Blandy-les-tours-plan-XVe-siecle-250x180.jpg 250w" sizes="(max-width: 1160px) 100vw, 1160px" /></a><p id="caption-attachment-1406" class="wp-caption-text">Blandy-les-tours plan XVe siècle</p></div></p>
<p>Plan tiré de <a href="https://www.persee.fr/doc/sracf_1159-7151_2006_arc_28_1" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow external" data-wpel-link="external">ce livre</a></p>
<h2>Le château de en vidéo</h2>
<p>Pour avoir une idée générale des dimensions du chateau de Blandy les Tours vous pouvez regarder cette vidéo :</p>
<div class="video-container"><iframe title="Blandy les Tours - 4K - Seine et Marne" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/nWtqYn4IhJg?feature=oembed&#038;wmode=opaque" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>Château de Villeconin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean André]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Oct 2021 12:53:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Essonne]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Île-de-France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Situation du château de Villeconin Le château de Villeconin se trouve sur la commune également nommée Villeconin. Nous sommes dans le département de L’Essonne dans la région Île de France. Villeconin est un village&#46;&#46;&#46;</p>
<p>L’article <a rel="nofollow noopener noreferrer" href="https://1001chateaux.com/france/ile-de-france/essonne/chateau-de-villeconin/" data-wpel-link="internal" target="_self">Château de Villeconin</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow noopener noreferrer" href="https://1001chateaux.com" data-wpel-link="internal" target="_self">1001chateaux </a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Situation du château de Villeconin</h2>
<p>Le château de Villeconin se trouve sur la commune également nommée Villeconin. Nous sommes dans le département de L’Essonne dans la région Île de France. Villeconin est un village de plus de 700 habitants à 42 km de Paris au nord d’Étampes. Villeconin appartient à l&#8217;ancien pays du Hurepoix. A noter que le château est aussi connu sous le nom du Manoir des Ardenelles.</p>
<h2>Histoire du château de Villeconin</h2>
<p>L&#8217;édification du château date de 1372. C&#8217;est Gérard de Montagu qui ordonne sa construction ou plutôt de grands travaux. Ce qui n&#8217;est qu&#8217;une ferme fortifiée devient un véritable château. Jean, son fils poursuit les travaux quand il hérite.  Sa filiation est sujette à confusion. Il serait un fils illégitime du roi Charles V. Légalement son père est Gérard de Montagu un des secrétaires du roi.  Toujours est il que sa carrière se passe auprès du roi Charles V puis Charles VI car il hérite des charges de son père. Cette position lui permet de s&#8217;enrichir. Il ordonne la création de douves, ainsi que la salle des gardes. Un souterrain reliait aussi Le château de Villeconin à celui de la Grange situé à 500 m! Le <a href="https://www.leparisien.fr/essonne-91/villeconin-91580/a-villeconin-la-fabuleuse-histoire-du-chateau-fort-oublie-06-01-2016-5426623.php" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow external" data-wpel-link="external">château de la Grange</a> étant aujourd&#8217;hui ruiné.</p>
<p>Concernant Jean de Montagu il est exécuté le 17 octobre 1409 suite à des manœuvres du duc de Bourgogne Jean sans Peur afin de renforcer son influence auprès du roi.</p>
<p>L&#8217;édifice semble souffrir durant la guerre de Cent Ans. Les Heuzes Nouveaux propriétaires du fief en 1459 jusqu&#8217;au début du XVIeme siècle mirent en place un système de baux à rentes pour financer la restauration de la forteresse de Villeconin.</p>
<p><div id="attachment_1384" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-1384" loading="lazy" class="size-full wp-image-1384" src="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/vue-generale-actuelle-chateau-de-villeconin.jpg" alt="vue-générale-actuelle-chateau-de-villeconin" width="640" height="436" srcset="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/vue-generale-actuelle-chateau-de-villeconin.jpg 640w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/vue-generale-actuelle-chateau-de-villeconin-300x204.jpg 300w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/vue-generale-actuelle-chateau-de-villeconin-264x180.jpg 264w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><p id="caption-attachment-1384" class="wp-caption-text">vue-générale-actuelle-chateau-de-villeconin</p></div></p>
<h3>De la demeure seigneuriale à la confiscation</h3>
<p>Par la suite le fief change encore plusieurs fois de famille. La famille des Estouteville, puis aux Cochefillet, qui vont moderniser le château en le transformant en une demeure d&#8217;agrément. Ces changements interviendront dans la seconde moitié du XVIe siècle. A cette époque le château ne sert déjà plus de logis principal aux propriétaires. Quelques vestiges de l&#8217;époque médiévale subsistent.</p>
<p>Les Merault prennent possession du château à la suite d&#8217;un échange avec Guillaume Cochefillet. A cette époque, en 1659 le château est encore en état, et possède encore son pont levis malgré les modifications  apportées au siècle précédent.</p>
<p>Faute de pouvoir régler la succession le neveu de Pierre Merault, François Glué cède l&#8217;ensemble à Clair Gilbert d&#8217;Ornaison. Son fils héritera du domaine mais ils n&#8217;y logent plus, il est juste considéré comme une source de rentes.</p>
<h3>Le château de Villeconin et la révolution française</h3>
<p>Villeconin reste dans la famille jusqu&#8217;à la révolution où il est vendu aux enchères. Son propriétaire passera sous la guillotine de part ses responsabilités sous l&#8217;ancien régime.</p>
<p>Il va s&#8217;en dire que l&#8217;édifice et ses dépendances souffrent durant cette période agitée. Cependant cela n’empêche pas la famille Renaud de l&#8217;acquérir comme terre agricole. Si les différents propriétaires durant le XIXe siècle occupent le domaine, le bâti n&#8217;est pas à la fête, il est utilisé pour loger les bêtes, le château devient une ferme. Cependant beaucoup d’éléments architecturaux subsistent de l&#8217;époque féodale. Sa vocation agricole n&#8217;a pas effacé son passé militaire.</p>
<p><div id="attachment_1385" style="width: 650px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-1385" loading="lazy" class="size-full wp-image-1385" src="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-de-villeconin-en-hiver.jpg" alt="chateau-de-villeconin-en-hiver" width="640" height="800" srcset="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-de-villeconin-en-hiver.jpg 640w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-de-villeconin-en-hiver-240x300.jpg 240w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/10/chateau-de-villeconin-en-hiver-144x180.jpg 144w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><p id="caption-attachment-1385" class="wp-caption-text">chateau-de-villeconin-en-hiver</p></div></p>
<h3>Un château sans doute sauvé</h3>
<p>En 1926 Villeconin est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Le destin du château change en 1932. En effet le comte de Jouvencel acquiert le domaine et entreprend la restauration. Il ouvrira au public en 1973. Son petit fils est le propriétaire actuel et continue d’œuvrer sur le domaine pour le maintenir en état</p>
<p>Un parc d&#8217;agrément de 4 hectares accompagne le château. Vous noterez que sur la photo d&#8217;époque peu de végétation entoure le château alors qu&#8217;actuellement il donne l&#8217;impression d&#8217;être niché au cœur d&#8217;une foret!</p>
<p>Le château sert à l&#8217;occasion pour de lieu de tournage pour la télévision mais aussi d&#8217;écrin pour des photos  et d&#8217;autres animations.</p>
<h2>Voir le château de Villeconin en vidéo</h2>
<p>La vidéo ci dessous permet de découvrir une partie du parc et de l&#8217;architecture du château.</p>
<div class="video-container"><iframe title="Bienvenue au Château de VILLECONIN" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ijje-cjiF50?feature=oembed&#038;wmode=opaque" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></div>
<p>La visite du château de Villeconin est possible renseignez vous auparavant concernant les conditions.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow noopener noreferrer" href="https://1001chateaux.com/france/ile-de-france/essonne/chateau-de-villeconin/" data-wpel-link="internal" target="_self">Château de Villeconin</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow noopener noreferrer" href="https://1001chateaux.com" data-wpel-link="internal" target="_self">1001chateaux </a>.</p>
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		<title>Château de Rambures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean André]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 May 2021 22:21:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hauts-de-France]]></category>
		<category><![CDATA[Somme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Où se trouve le château de Rambures? Le château de Rambures est visible dans le département de la Somme sur la commune de Rambures. Il dépendait de l&#8217;ancienne province, Picardie durant l&#8217;ancien régime. Rambures&#46;&#46;&#46;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Où se trouve le château de Rambures?</h2>
<p>Le château de Rambures est visible dans le département de la Somme sur la commune de Rambures. Il dépendait de l&#8217;ancienne province, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Picardie_(province_de_France)" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow external" data-wpel-link="external">Picardie</a> durant l&#8217;ancien régime. Rambures est un petit village se trouvant à mi chemin entre Dieppe et Amiens au sud ouest d’Abbeville.</p>
<h2>Histoire du château de Rambures</h2>
<p>La terre de Rambures appartient à la même famille depuis près d&#8217;un millénaire! Il est exceptionnel qu&#8217;un domaine reste dans la même famille si longtemps sans être vendu! Depuis le XIe siècle des constructions précédèrent l’édifice actuel il n&#8217;en reste rien ou presque. En ce qui concerne le château nous avons ici une construction datant du XVe siècle. Il fut érigé dans le contexte de la guerre de Cent Ans et avec les premières utilisations de l&#8217;artillerie. Cela à son importance car la conception même de la forteresse découle de cela.</p>
<p>C&#8217;est en 1412 que le seigneur de l&#8217;époque David de Rambures alors <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AEtre_des_arbal%C3%A9triers" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow external" data-wpel-link="external">grand maître des arbalétiers</a> (dignité militaire jusqu&#8217;à François 1er) lance la construction du château. Il ne verra jamais la fin du chantier. Il périt à Azincourt en 1415 avec 3 de ses 4 fils sur le champ de bataille. C&#8217;est André le fils survivant qui poursuit le projet de son père en 1436.</p>
<p>Entre temps André de Rambures, partisan du camps françaises, est chassé de son château et de ses terres par Philippe le Bon, duc de Bourgogne en 1423 alors allié du roi d&#8217;Angleterre, Henri VI. Ce dernier confisque les biens des Rambures. Cela ne l’empêche pas de poursuivre la guerre contre les anglais. André de Rambures  commanda une compagnie aux cotés de Jeanne d&#8217;Arc lors du siège d&#8217;Orléans en 1429. Il est fait prisonnier en 1430. Cependant, il récupère son domaine ainsi que le château lors de la Pâques 1431! Un de ses lieutenants parvient à s&#8217;en saisir en son nom.  Libéré en 1436 après le versement d&#8217;une rançon de 3000 livres il continue de guerroyer contre l&#8217;anglais. Il perd la vie lors d&#8217;un assaut à Pont Audemer le 12 Aout 1449 en Normandie. A cette époque, le château n&#8217;est toujours pas achevé!</p>
<h2>Une construction qui prend du temps!</h2>
<p>Son fils Jacques de Rambures, armé chevalier le même jour que le décès de son père à Pont Audemer. Il devient chambellan du roi Louis XI. Le jeune seigneur en profite pour finir la construction du château en 1470. Il aura fallu près de 60 ans pour l&#8217;achever! En tant que partisan du roi il préfère fin juillet 1472 ouvrir les portes du château à Charles le Téméraire qui ravage la Picardie. Le duc y installe une garnison. Cependant les partisans du roi Louis XI reprennent la place fin septembre de la même année.</p>
<p>Jacques de Rambures ne repris possession de son domaine qu&#8217;en 1475. Pourquoi? il semble que durant 2 ans il s&#8217;oppose au roi en rejoignant le parti adverse. La restitution de ses biens n&#8217;intervient qu&#8217;après la trêve signée avec la Bourgogne.</p>
<p>En 1590 Charles de Rambures sauve le roi Henri IV à la bataille d&#8217;Ivry durant les guerres de religion..</p>
<p>Les descendants de la famille vont conserver le château jusqu&#8217;en 1676 lorsque Louis Alexandre de Rambures disparaît sans postérité à 18 ans. Les possessions reviennent à sa tante qui a épousé François de La Roche, marquis de Fontenilles. A noter que Le grand père de François de La Roche était Charles 1er de Rambures!</p>
<p>Depuis et jusqu&#8217;au XXIe siècle le château se transmet dans la famille.</p>
<p><div id="attachment_1341" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-1341" loading="lazy" class="size-full wp-image-1341" src="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/05/chateau-de-rambures-autre-vue-generale.jpg" alt="château-de-rambures-autre-vue-générale" width="620" height="407" srcset="https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/05/chateau-de-rambures-autre-vue-generale.jpg 620w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/05/chateau-de-rambures-autre-vue-generale-300x197.jpg 300w, https://1001chateaux.com/wp-content/uploads/2021/05/chateau-de-rambures-autre-vue-generale-274x180.jpg 274w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /><p id="caption-attachment-1341" class="wp-caption-text">château-de-rambures-autre-vue-générale</p></div></p>
<h2>Architecture du château de Rambures</h2>
<p>C&#8217;est un des premier si ce n&#8217;est le premier château fort qui utilise la brique de manière systématique pour son édification. La brique résistant mieux aux impacts des boulets tirés par les canonnières de l&#8217;époque médiévale. Si vous prenez le temps d&#8217;en faire le tour vous ne trouverez aucune face extérieure plane. les murs arrondis ne sont pas une fantaisie! Cette conception permet aux murs de détourner mieux les boulets tirés et réduire la force de l&#8217;impact. Si les tirs font moins de dommages, la forteresse résiste plus longtemps! Les murs sont assez épais, au moins 3,5 m d&#8217;épaisseur et peuvent aller jusqu&#8217;à 6 m!</p>
<p>Contrairement aux constructions de l&#8217;époque qui sont en général situés sur des promontoires ou en position dominante, celui ci est enterré! C&#8217;est toujours dans l&#8217;optique de réduire l&#8217;efficacité de l&#8217;artillerie adverse. Des douves sèches complètent le dispositif défensif passif.</p>
<p>Le château en lui même comporte 4 grosses tours rondes aux angles reliées entre elles par des courtines elles aussi convexes. L&#8217;ensemble disposent de canonnières pour permettre de riposter.</p>
<p>Le pont actuel en brique remplace l&#8217;ancien pont levis. C&#8217;est Richelieu qui décida cela. Il semble que les Rambures, biens vu du roi échappa à l&#8217;ordre du démantèlement de la forteresse.  Afin de renforcer l&#8217;autorité royale et de limiter les risques le roi et ses successeurs prendront soins de détruire les forteresses non situés aux frontières.</p>
<p>Nous avons beaucoup de chance de pouvoir contempler un tel édifice intact!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vues du Chateau de Rambures :</p>
<p>Voici une vidéo qui permet de découvrir le château de l&#8217;extérieur sur toutes les coutures!</p>
<div class="video-container"><iframe title="RAMBURES" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/bFpBGYt34bo?feature=oembed&#038;wmode=opaque" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></div>
<p>Sans être proche mais pouvant faire l&#8217;objet d&#8217;une ballade pour la journée, le <a href="https://1001chateaux.com/france/hauts-de-france/pas-de-calais/chateau-dolhain/" target="_blank" rel="noopener noreferrer follow" data-wpel-link="internal">château d&#8217;Olhain</a> mérite de se visiter dans une ambiance complètement différente!</p>
<p>L’article <a rel="nofollow noopener noreferrer" href="https://1001chateaux.com/france/hauts-de-france/somme/chateau-de-rambures/" data-wpel-link="internal" target="_self">Château de Rambures</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow noopener noreferrer" href="https://1001chateaux.com" data-wpel-link="internal" target="_self">1001chateaux </a>.</p>
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